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Un homme, ça ne pleure pas (tripalium sur un air de valse) - Quaerendo Invenietis [entries|archive|friends|userinfo]
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Un homme, ça ne pleure pas (tripalium sur un air de valse) [13e déc. 2006|04:12 pm]
RacReciR
[Humeur |amusedamused]
[Ecoute |Wagner - Tannhauser]

sainte CatherineJ'ai cru entendre la voix de ma grand-mère, gorgone disparue depuis près d'une décade, me rabrouant.
La phrase-titre était un de ses fétiches.
Judéo-chrétienne en diable.
Voilà donc qui m'apprendra à jouer avec des amulettes.
Je suis pourtant bien placé pour savoir que la frivolité est à classer au rang des turpitudes et, régulièrement, je me laisse aller à quelques écarts coupables que je sais devoir regretter.
Il a à peine fallu 3 heures pour le retour de bâton.
En trois temps.

Début d'après midi, une très bonne copine m'appelle.
- "Tu es dans ton bureau ? J'arrive."
Quelques minutes plus tard, je la vois débarquer avec un grand sourire et un cahier bleu méditerranée.
Contente de me faire plaisir, sans aucun doute.
- "Je viens de recevoir ça. J'ai pensé qu'il n'y avait que toi que cela intéresserait. Comme tu n'as pas pu y aller, ça te fera un bon souvenir. Je te le confie."
J'avais déjà la gorge nouée et, me brûlant le mains, le numéro 144 (12^2), daté de mars 2006 des Cahiers de l'IAURIF, intitulé : "LIBAN - retour sur expérience".
176 pages en couleur, pleines de photos magnifiques, préludées par un non moins magnifique édito : "De la reconstruction au développement".
Le numéro spécial, édité pour concélébrer la fin de la saga de la reconstruction du Liban (et, accessoirement, les aides de la région Ile-de-France).

Timeo danao et dona ferentes (ou, en bon français, coup bas et flûte de pan dans la gueule !)
Je l'ai donc remerciée, ai attendu qu'elle quittât mon bureau avant de tourner quelques pages.
Nul n'étant prophète en son pays, je n'ai pas réussi, en revanche, à murer les grandes eaux.
30 secondes de valse-fuguée vite endiguées.
Moins de 10 minutes plus tard, coup de fil derechef.
C'était ma prof de chant, la voix rauque, elle aussi, me semble-t-il (?).
"- Je me suis trompée, la remise des diplômes n'est pas aujourd'hui mais la semaine prochaine. Où avais-je la tête ? Le cours aura donc bien lieu comme convenu."
J'avais à peine eu le temps de tendre la joue, deuxième claque en moins de 10 minutes.

J'aurais sans doute mieux fait de conter mes déboires ancillaires à l'aï, dit paresseux, plutôt que me lancer dans un cancan de mauvais aloi (proverbe chinois : quand les murs ont des oreilles, explore un autre alpha-beta).
N'imaginant pas qu'elle ait eu accès à mon billet d'humeur, a posteriori médisant de ce matin et quand bien même, il ne me reste qu'à prendre les devants et battre ma coulpe.
Mea maximas culpa.
Puis prier que mes plus plates excuses et une boîte de chocolats tempèrent tantôt cette négligente frivolité.
Cela m'apprendra à laisser mes humeurs m'envahir et à sombrer dans la légèreté.
Sursum corda (comme dirait le pendule pour marquer le coup sans manquer de ressort).
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