?

Log in

No account? Create an account
Tetraphyloctomie - Quaerendo Invenietis [entries|archive|friends|userinfo]
RacReciR

[ Amorçage | RiceRcaR ]
[ Réflexivité | moi je ]
[ Archives | Réminiscences ]
[ Piano | Radio blog ]
[ Youtube | Videos ]
[ Home | In Principiam... ]

Tetraphyloctomie [3e mar. 2005|12:25 am]
RacReciR
[Humeur |contentcontent]
[Ecoute |Beethoven - Fidelio]

Tetraphyloctomie

l'Art qui consiste à couper des cheveux en 4.



Prévoir 3-4 révolutions pour que l’idée soit adoptée par l’ensemble des acteurs du projet.

Prévoir un an avant que le projet soit élargi hors de son laboratoire d’origine.

J'ai besoin de liberté et de beaucoup de calculs pour imaginer de nouvelles solutions.


Olivier Houdé (aka Plume(O.)) :

"Voici le premier paradoxe. Du vers à la souris, le nombre de gènes augmente de 6 à 8 fois, mais de la souris à l’Homme, ce nombre reste approximativement constant, autour de 30 000, et – à partir des données disponibles – on ne relève que très peu de différences entre ces deux génomes. Cependant, l’organisation du cerveau (nombre de neurones et d’aires corticales) explose ! Pour reprendre, en le précisant, l’exemple donné ci-dessus, la surface relative occupée par le cortex frontal s’accroît de quelques pour-cent à près de 30%. Comment expliquer ce paradoxe de la « non-linéarité » entre le nombre de gènes et la complexité du cerveau ? Deux explications : 1/ l’immense réserve combinatoire disponible à partir de 30 000 gènes et 2/ le fait que ces gènes ne s’expriment pas en une seule fois, mais de manière séquentielle, distribuée dans l’espace et le temps, au cours du développement."


"Voici le second paradoxe. Changeux remarque que l’examen précis de la connectivité du cerveau, réalisé à l’échelle du microscope électronique chez des organismes simples, révèle une surprenante variabilité. Celle-ci persiste chez des individus génétiquement identiques – les vrais jumeaux. Avec Philippe Courrèges et Antoine Danchin, il explique cette variabilité dite « épigénétique » (du grec epigignesthai, « naître après, se produire à la suite de ») par le fait que la mise en place des connexions du cerveau au cours du développement ne se ferait pas de manière rigide, comme on assemble les circuits d’un ordinateur, mais plutôt par essais et erreurs. Selon ce modèle, il y aurait 1/ croissance, quelque peu au hasard des contacts entre neurones, 2/ exubérance transitoire et 3/ sélection de distributions (ou géométries) particulières de contacts synaptiques par l’activité du réseau (activité spontanée ou provoquée par l’environnement). C’est par ce processus d’épigenèse des connexions entre neurones que l’expérienceet donc la variabilité – peut s’inscrire de manière stable dans le cerveau.
Les « maître-mots » de la neurobiologie actuelle du développement sont donc gènes, bien sûr, mais aussi combinatoire, variabilité et expérience. Il faut encore ajouter « neurogenèse », c’est-à-dire la production de neurones nouveaux ! En effet, au cours de la dernière décennie, des techniques de biologie cellulaire sophistiquées ont permis d’ébranler le dogme selon lequel tous les neurones de notre cerveau seraient présents chez le bébé dès la naissance (le reste du développement cérébral n’étant fait que de connexions entre neurones). On sait maintenant que ce dogme n’est pas parfaitement exact. Des neurones continuent à être produits tout au long de la vie chez toutes les espèces de mammifères étudiées, y compris chez l’Homme. Elizabeth Gould (Princeton University) a ainsi démontré l’existence d’une neurogenèse dans le cortex préfrontal chez l’adulte (ainsi que dans d’autres régions du cerveau). Le rôle que peut jouer cette neurogenèse dans le développement et le fonctionnement cognitifs, du bébé à l’adulte, reste néanmoins totalement inconnu."


Quelque chose s'oppose-t'il à ce que l'ADN soit capable de commencer à communiquer – à s'interconnecter – au delà d'un certain niveau de neurogenèse ? Et si l'expression de certains gènes nécessitait l'interaction entre plusieurs génomes ?


LienRépondre