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Evolution et Transcendance (Sciences & Avenir) - Quaerendo Invenietis [entries|archive|friends|userinfo]
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Evolution et Transcendance (Sciences & Avenir) [29e jan. 2007|05:08 pm]
RacReciR
[Humeur |contemplativecontemplative]
[Ecoute |Bach - L'Art de la Fugue]

p.49 du num hors série de sciences et avenir - déc 06 - jan 07


J’ai récemment eu une discussion amicale sur l’infinitude de l’Homme (avec un H) qui rend cet animal unique dans l’univers (où, jusqu’à plus ample démontré, nous sommes seuls).
C'est de retour dans mes pénates, jetant un long coup d'oeil au numéro hors série de Sciences & Avenir (déc06-jan07) que je me suis pris à divaguer comme à l'accoutumée.
Tentant de mettre un peu de chaos dans mes idées, je suis donc parti de l'IA, objet de notre discussion pour, passant par des chemins vicinaux traitant de l'énigme des vrais jumeaux, me retrouver nulle part.
Je prie donc le lecteur de ne pas s'offusquer de mon propos et de ne voir là que le fruit de mes interrogations anti-cyclopiques (inqualifiables).

Deux cas de figure se présentent
  1. Il ne croit pas à une quelconque transcendance. Il conviendra donc éventuellement que l’Homme (Homo sapiens sapiens) n’est qu’une étape de l’Evolution et, à moins qu’il soit englouti dans la 6è extinction qu’il a engendrée, il devrait être supplanté dans quelques (centaines de) milliers d’années par un Homo sapiens futuris quelconque (quelle que soit la nature d’icelui qui dépasse mon entendement).
    Sachant que, de toutes façons, les misérables mortels que nous sommes retourneront au néant d’où ils sont sortis.
    Fin de la discussion.

  2. Il croit à une quelconque transcendance que, pour éviter de froisser quiconque, je noterai T.
    Dans ce cas, le lecteur se référera à tous les textes philosophiques et religieux qui, depuis plusieurs millénaires ou centaines d’années (selon les cas) ont réfléchi et élaboré des discours cohérents sur l’impermanence de l’Homme, la nature de l’univers, l'Evolution, etc.
    L’argument qui peut m'être alors opposé (que je ne peux que caricaturer dans mon souci de généralisation) est isomorphe à :
    « 
    - T (et ses écritures) a évoqué le "salut" de l'Homme et n’a pas évoqué le cas d'un Homo sapiens futuris
    - or T est Omniscient
    - ergo Homo sapiens futuris n’existera jamais (ou sera un monstre dégénéré)
     »
Dans cette seconde branche de la discussion, je crois en T et à son omniscience (et ce n’est plus un jeu d’esprit).
Que T , s’adressant aux Hommes, ait proposé un chemin (ou un meta-chemin) qui permette à Homo sapiens sapiens de sublimer sa condition humaine est un acte de foi auquel j’adhère et dans lequel s’inscrit ma quête personnelle.
Je ne vois cependant aucune contradiction dans le fait que T, omniscient et sachant donc que Homo sapiens sapiens disparaîtra(it) un jour au profit de Homo sapiens futuris, n’ait pas abordé cette question.
Le vers de terre que je suis a déjà beaucoup de mal à comprendre les textes sacrés ou philosophiques auxquels il se réfère et s'évertue néanmoins à philosopher ou de faire état d'une transcendance qui concernera une autre espèce, à ce jour non éclose ?!

Les omniscients savent.
Que Jésus, Mahomet, Bouddha ou tout être réalisé qui existe, ait existé ou existera jamais n’ait parlé, écrit et évoqué que l’Homme stricto sensus ne veut pas dire qu’ils aient ignoré que celui-ci serait un jour remplacé dans la chaîne évolutive.
Rien ne justifie cependant qu’ils en parlent ou l’évoquent si cela ne nous concerne pas ou risque de nuire à notre épanouissement (au vu du travail sur nous-même qu’il reste à accomplir).
Le chemin est infini pour les mortels que nous sommes et seuls quelques rares spécimens d’Homo sapiens sapiens (les quelques milliers de prophètes, saints, bouddhas et autres réalisés) sont promis à cette plénitude.
L’infini d’ordre 2 (et son existence) ne nous concerne donc pas et ne ferait qu’embrouiller un esprit aussi limité que le mien par exemple.

Mais alors, pourquoi en discuter ? Commence donc par essayer de sauver ton âme avant de te soucier de celles des (non) Hommes du futur !

Certes, et Candide aurait raison. J’arbore un jardin en friche et une maison en ruines, expose mes incohérences, mes doutes et mon incompétence à tous vents et me mettrais martel en tête pour réfléchir à dessiner un Jardin d’Eden dont je ne fais qu’imaginer une existence putative ? Quelle vanité !

Vous noterez aussi que ce billet eût valu il y a quelques siècles à votre serviteur d’être soumis à la question ordinaire et extraordinaire puis d’être roué, écartelé et brûlé vif (dans un ordre déterminé par la sagesse du Grand Inquisiteur).
J’aurais bien entendu, au cours de ce processus, abjuré des pensées aussi hérétiques, mes écrits eussent subi l'Autodafé et personne n’eût plus entendu pareilles billevesées.
Ah, le bon vieux temps !

Il y aura bien un jour, lointain je l’espère, où les Hommes cohabiteront avec leurs successeurs.
C’est un schéma qui s’est souvent produit au cours de l’Evolution qui a ainsi vu l’homme de Cro-Magnon et celui de Neandertal coexister pendant des milliers d’années avant que ce dernier disparaisse.

Toujours deux cas de figure dans cette seconde branche que j’évoque :
  1. l’Evolution n’engendrera rien après l’Homme et ce discours est de la rhétorique (ou b... intellectuelle).
  2. Homo sapiens futuris existera un jour et, ayant la précédence (temporelle) sur lui, c’est l’attitude et la philosophie d’Homo sapiens sapiens qui détermineront les modalités et la nature des siècles de coexistence.
J’aimerais bien, mais ce n’est qu’une opinion toute personnelle (pas la tête !) qu’il existe T, tel que :

SI
un jour lointain lointain, un Homo sapiens futuris frappât à la porte de la Maison de T,
ALORS que Ses serviteurs l’accueillent avec bienveillance.

... A quelques approximations de logique près.
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