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Enseignement à distance [11e fév. 2007|03:48 pm]
RacReciR
photo prise lors de la conf du 22/2/07


Les vertus de l'enseignement à distance.
J'apprends depuis près de deux décennies grâce à l'Internet qui offre les potentialités d'une gigantesque encyclopédie universelle.
On y enseigne le piano, la musique, les maths, la physique, la philo... et aussi, pensais-je, la transcendance.
C'est ainsi que je m'y suis fait des amis, ai rencontré d'autres personnes avec lesquelles nous échangeons par tous les moyens de communication mis à notre disposition (ce qui n'interdit pas les rencontres bien physiques).

Poursuivant par des chemins baroques cette quête de transcendance, je m'interroge depuis de nombreux mois/années sur le bouddhisme.
C'est donc sur les conseils d'une amie que je m'y suis réellement intéressé.
C'est ainsi que je me retrouve invité dans un lieu où je me sens réellement libre d'exprimer ma pensée (ce dont je ne suis pas coutumier d'où un certain nombre d'énormités proférées).
J'ai donc compulsé le site et ai pu constater la tenue d'une prochaine conférence à laquelle je souhaitais assister : "Le remède aux souffrances".
Une photo de Chepadorje Rinpoche, que je ne connaissais que par écran interposé, que j'ai (cru) accepté comme Guide le temps de cette méditation.
Je nous suis donc demandé pourquoi c'était si difficile.
Et je me suis entendu répondre en mon for intérieur "Regarde ce que tu manges, comment tu t'habilles, comment tu vis. On va juste y penser 10 secondes. Tu comprendras que pour le reste il y a du travail."
10 secondes qui décoiffent (bien que j’aie le poil ras): j'ai fait le tour du monde en pensée.
Tous ces animaux élevés à la chaîne, maltraités et abattus pour fournir travail, viande et vêtements d'un côté cependant que quelques uns gaspillent tout de l'autre.

La violence partout.
La misère, la faim, la pauvreté, la maladie partout mêlées à d'apparentes richesses, mondanités et débauches de l'autre.

Devinez de quel côté que je me trouve (que je ne sois pas seul n'est pas une excuse)?
Ben oui, des débauchés.
Je sais que c'est vrai depuis tout petit et continue à m'y complaire.
Pendant ces longues secondes, j'ai suivi et vu des endroits que je refuse généralement de visualiser consciemment par sensiblerie et à cause d'un ego qui tient singulièrement d'une beaudruche (du vide pour l'usage).
Les "images" ont défilé à toute vitesse. Plein de scènes différentes qui ne présentent aucun intérêt.
Elles existent.
Ce n'est pas regarder l'horreur qui est horrible, c'est la laisser se perpétuer et de laisser l'indignation s'éroder.
Et que fais-tu concrètement pour que ça change ?
Ah, tu médites.
C'est bien !
Et on peut savoir où tu comptes aller comme ça ?
<éclat de rire intérieur>
... A jeudi.


22/2/07
Et, jeudi soir, bien qu'arrivé près d'une heure à l'avance, je me suis assis à ma place : celle du cancre, au fond.
Amplement le temps de contempler le tableau qui trônait dans la salle (un Séraphin, nu, tournant le dos à la salle, exposé ci-dessus) et pas foutu de comprendre l'injonction.
Chepadorje Rinpoche est arrivé trois-quarts d'heure plus tard et a clairement répondu à cette attente : serrant, avec un grand sourire, la main de toutes les personnes présentes dans la salle.
Sauf une.
Pas même un coup d'oeil avant d'aller s'asseoir.
J'ai donc eu ce que je demandais (le piquet où je m'étais mis) et il m'a fallu plus d'une semaine pour comprendre que je l'avais plus qu'amplement mérité (j'ai l'air de faire le bravache ici mais il m'a fallu quelques jours pour en rire à nouveau).
Non, je n'ai pas particulièrement envie d'être distingué ainsi.
C'est bien malgré moi et c'est aussi pourquoi je suis ici : apprendre autrement.
Cette contribution est donc peut être antinomique.
Mais je sais que c'est une claque (compassionnelle) et que je l'ai bien cherchée.
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