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Yoga Contrapuntique (Corps Illusoire) - Quaerendo Invenietis [entries|archive|friends|userinfo]
RacReciR

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Yoga Contrapuntique (Corps Illusoire) [2e mar. 2008|07:16 pm]
RacReciR
[Humeur |indescribablevoid]
[Ecoute |Bach : Jésus que ma Joie demeure]

ana (moi en arabe)Méta-morphose
De retour d'une retraite riche en enseignements, j'ai procédé à une méditation dominicale au piano.
J'ai alors réalisé ce que je cherchais aveuglément depuis des années (et que je supputais néanmoins) : intégrer l'Etat Naturel et le mouvement des souffles dans le déploiement des perceptions du jeu de la musique laquelle, vide par quintessence, n'a donc pas d'existence inhérente.
Et, à partir de la musique, s'intégrer dans les différentes activités du quotidien (dont la vacuité devient alors apparente).
Une construction par récurrence.
Architecture placée sous la (tente de) protection divine, tissée avec soin par le Compositeur :  le contrepoint de Bach.

Je m'en doutais depuis quelques mois mais j'en ai eu confirmation aujourd'hui.
Redécouvrant au piano que je constatais l'élévation régulière de ma température, telle une flamme qui embrasait ma colonne vertébrale de bas en haut sans même que j'y prisse garde.

J'ai mis un nom sur l'expérience et cela l'a réifiée.
Il faut refaire le vide et je sais savoir le faire.
Ainsi, il est possible de procéder à la méditation de tummo au piano.
Je saisis encore trop et trop souvent pour que cela soit efficace et tout est instable pour le moment.
C'est l'interaction de la partition (donc du Compositeur), de l'instrument, du pianiste, du lieu et du moment qui permet le déploiement de cette architecture éthérée, mandala de la musique.
J'arrive ainsi à établir l'EN en pointillés et dissiper une importante quantité de chaleur qui titille la goutte blanche.
La joie n'est pas encore vraiment là mais je sais l'avoir déjà expérimentée en pareille circonstance, rempli d'ignorance.
Il n'y a pas d'autre fausse note.
Ah si, la musique de Chopin en ouverture du ghetto de Varsovie dans "Le pianiste" programmé sur France 2 ce soir même !

La musique, quant à elle, reste pour l'instant peu mélodieuse.
Je nourris et saisis donc quelques pensées intempestives qui viennent perturber ce yoga contrapuntique.
J'ai ainsi entendu la voix de CDR m'interpeller cependant que j'adoptais une pose incongrue, le dos voûté : "On voit tout de suite un pratiquant qui a eu un bon maître : il tient la bonne position. Il est notamment important de garder les yeux ouverts et de tenir le dos droit. C'est cette position qui permet aux tiglés, canaux et souffles de se déployer correctement."
J'ai alors modifié mon assise et remonté le siège de façon à placer le nombril à hauteur du clavier (alors que j'adopte naturellement la position "à la Gould", recroquevillé).
Le bas du clavier (en épaisseur) se trouve alors à quelques doigts de travers en dessous.
Le chakra secret, point d'ignition, est ainsi correctement visualisé.
Le son des mantras peut alors librement déployer son jeu (rolpa).
Le dos cambré, posant la fierté de la dakini !
Il m'apparaît (provisoirement) qu'il n'est même pas besoin de contenir le souffle dans un vase pour commencer, les harmoniques formant une architecture qui met les gouttes en résonance automatiquement.

Soli Deo Gloria.
Forcément c'est de la voix d'un être réalisé qu'il s'agit.
Bouddha, Corps Illusoire, Génie (dans sa lampe), je n'en sais rien et peu me chaut. Choisissez le mot qui heurte le moins votre sensibilité.
Je parle de Bach.
Celui qui a aussi étudié et s'est inspiré des Rose-Croix.
Mort le 28 juillet 1750, date dont le code se retrouve dans moult de ses oeuvres (dont les inventions à 2 et 3 voix qui remontent plus de 20 ans en arrière), il a été enterré bien avant les sept jours réglementaires.
Nul n'a aucune idée des autres preuves matérielles de réalisation qu'il aurait ainsi pu laisser à la postérité mais ses oeuvres sont truffées de codes qui font la preuve par neuf d'une certaine réalisation (que l'on reconnaîtrait à n'importe quel moine bouddhiste).
Qui sait ce qui reste réellement dans la tombe de JSB ?
Il faudrait un autre prétexte que les hypothèses farfelues de votre serviteur sur sa bouddhéité putative pour permettre d'exhumer ses restes et vérifier l'existence d'éventuelles reliques.

Quaerendo Invenietis a-t-il simplement griffonné.
Cherche et tu trouveras !
J'imagine qu'il est aussi possible de décliner les autres yogas de Naropa en contrepoint.
Rien n'interdit de méditer cette idée en parallèle aux autres pratiques, conduites de façon plus orthodoxe sous la houlette d'un maître issu d'une autre lignée canonique.
Après tout c'est de Grande Perfection qu'il s'agit.
Rien d'étonnant qu'il faille tâtonner un peu dans Sa Quête.
Tant que l'idée d'un Esprit d'Eveil demeure possible, il n'y a pas de danger de chute.
Regis Iussu Cantio Et Reliqua Canonica Arte Resoluta

J'ai souvent pensé qu'il fallait que Bach fût accessible au plus grand nombre.
J'en suis désormais intimement convaincu.

Puisse son exemple éclairer la route et aider à conduire les autres voix à bon port.
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