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Siegfried - Quaerendo Invenietis [entries|archive|friends|userinfo]
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Siegfried [22e mar. 2008|11:03 am]
RacReciR
[Ecoute |Wagner - Siegfried - Furtwangler alla Scala di Milano, 1950, live]

DragonLa deuxième journée se joue quelques années plus tard.

Premier acte
Sieglinde a trouvé refuge dans la forêt auprès de Mime auquel elle a conté son histoire.
Elle meurt cependant en donnant naissance à Siegfried qui reste à la charge de Mime qui l'élève, espérant exploiter un jour son potentiel.
L'enfant grandit sans connaître la peur.
Il dompte les ours et les animaux sauvages de la forêt et, reportant sur Mime la douleur et l'absence de sa mère, il le maltraite et le méprise en dépit de l'éducation, du gite et du couvert qu'il reçoit.
Mime finit par avouer à Siegfried les conditions de la mort de son père Siegmund et lui montre les restes de l'épée, Nothung.
Il lui laisse croire que seul le dragon invincible pourra lui apprendre la peur.
Seul le porteur de l'épée pourra défaire ce dragon.
En dépit de son art, Mime qui est le meilleur forgeron qui soit (c'est lui qui a fabriqué le Heaume magique), est incapable d'en recoller les morceaux.
Toutes ses tentatives de rafistolage ont jusqu'ici connu un échec cuisant.
Siegfried part en promenade en forêt promettant les pires sévices à Mime s'il ne retrouve pas l'épée paternelle à son retour.

Mime sort les morceaux de l'épée de leur cachette et se morfond de ne pas savoir faire quand il entend frapper à sa porte.
Un voyageur (Wanderer) s'annonce que Mime reçoit fraîchement et auquel il intime même l'ordre de déguerpir.
Le voyageur met Mime au défi : il répondra à trois questions et offre sa vie en échange de l'hospitalité.
Mime accepte et pose trois questions auxquelles répond aisément le Voyageur qui montre ainsi être Wotan.
Le Voyageur/Wotan raille Mime qui n'a pas pensé à poser des questions dont il ne connaissait pas la réponse et lui impose la même épreuve.
Mime répond aux deux premières questions mais la troisième le laisse sans voix : comment s'y prendre pour forger une nouvelle épée ?
Wotan quitte Mime lui annonçant qu'il paiera de sa vie son ignorance.

Retour de Siegfried qui trouve Mime décomposé par la rencontre précédente et n'ayant pas réparé l'épée.
Il finit par l'écarter et, se mettant aux fourneaux, il réduit les morceaux de l'épée en limaille et forge une nouvelle épée.
C'était la seule solution à laquelle n'avait pas pensé le forgeron.
Mime voyant que Siegfried est en passe de retrouver l'épée de son père, se prépare à l'accompagner à la chasse au dragon.
Pendant que Siegfried finit de tremper la nouvelle lame, il prépare un poison qu'il destine à Siegfried une fois que celui-ci aura récupéré l'Anneau.
Siegfried arbore sa nouvelle épée et se met aussitôt en quête du dragon qui doit lui apprendre la peur, suivi par Mime.

Deuxième acte.
Wotan et Alberich, le dieu noir et le nain blanc, se retrouvent aux abords de la grotte que garde Fafner, transformé en dragon par la magie du Tarnhelm.
Wotan reconnaît voir sa fin approcher et défie Alberich de récupérer l'Anneau.
Un peu plus loin Alberich rencontre Mime à la poursuite de Siegfried.
Mime défie à son tour Alberich et l'assure qu'il mettra la main sur le trésor, dût-il utiliser le poison pour cela.

Cette conversation est entendue par un oiseau qui s'envole à la rencontre de Siegfried et, tentant de le prévenir, le mène par son chant aux abords de l'antre du dragon.
Essayant d'imiter ce chant auquel il n'entend rien, Siegfried taille un roseau dont il produit des sons discordants qui tirent Fafner du sommeil dans lequel il est plongé.
Le dragon se moque de Siegfried qui le défie et, le combat engagé, l'épée trouve le coeur du dragon qu'elle transperce.
Dans un dernier souffle, Fafner reconnaît Siegfried et lui conte son histoire ainsi que celle de l'Anneau, lui annonçant que celui qui l'a poussé à ce meurtre va le trahir à son tour pour se saisir de l'Or.
Le dernier des dragons, dernier des géants, rend ainsi l'âme.
Siegfried, retirant son épée du corps du géant est éclaboussé de son sang qui lui brûle la main.
Il porte la main à sa bouche et, goûtant le sang du dragon, Siegfried réalise qu'il comprend désormais les animaux de la forêt.
L'oiseau qui l'avait guidé jusqu'à l'antre du dragon lui signale l'importance de l'Anneau et du Heaume magique desquels il s'empare.
L'oiseau annonce aussi à Siegfried que Mime a l'intention de s'emparer du trésor et de l'empoisonner.

Mime arrive sur les lieux du crime, félicite son pupille de sa victoire et lui propose un toast.
Siegfried qui a reçu le don des langues, n'entend pas ce que Mime veut lui dire. Il entend ce que Mime pense et veut.
Il l'accuse donc de vouloir le tuer.
Le nain, confondu, reconnaît n'avoir élevé le garçon que pour ce moment et qu'il est prêt à l'empoisonner pour récupérer l'Anneau et le Heaume.
Cet aveu lui vaut la mort par l'épée.
Rires d'Alberich témoin lointain de la scène.
L'oiseau félicite Siegfried et lui demande de le suivre jusqu'au rocher où il devra délivrer une belle.

Troisième acte.
Wotan force Erda à interrompre son rêve.
Il veut (et espère) qu'elle lui dise une dernière fois qu'il n'y a pas d'autre solution que la mort des dieux.
Erda s'éveille irritée et lui dit qu'elle a fait ce qu'elle pouvait afin de contrarier le sort, lui donnant une fille Brünnhilde destinée à le conseiller.
Wotan apprend à Erda qu'il a puni Brünnhilde pour avoir voulu désobéir à sa volonté.
Erda confirme alors à Wotan que ses autres filles, les trois nornes qui tissent le fil du temps, ont bien vu la fin prochaine des dieux.
Wotan rend Erda à son sommeil : "Va et rêve ma mort que j'appelle de mes voeux désormais".

Quelques pas plus loin, au pied du rocher où se trouve Brünnhilde endormie, Siegfried et Wotan se retrouvent face à face.
Wotan refuse le passage et Siegfried le bouscule, refusant de s'excuser : qui a affronté victorieux le dragon ne va pas s'encombrer de politesse avec un vieil homme qui lui rappelle le nain malicieux dont il vient de s'affranchir et dont il lui promet de partager le sort.
Wotan, dans une dernière colère divine se dévoile et, montrant sa Lance, apprend à Siegfried que c'est l'arme qui a brisé l'épée qu'il tient et tué son père.
Siegfried se jette sur Wotan ; la lame de l'épée brise la Lance sacrée.
Le dieu s'enfuit sans demander son reste.

A l'approche de Siegfried, les flammes qui protègent le rocher s'apaisent et le laissent passer.
Siegfried découvre l'endormie qu'il délivre de son sommeil par un baiser.
Brünnhilde apprend ainsi que sa prédiction s'est réalisée et tombe dans les bras de son sauveur.
Le deuxième jour se clôt par le chant de Siegfried et Brünnhilde qui se promettent amour et fidélité éternels.
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