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Bûcher des Vanités - Quaerendo Invenietis [entries|archive|friends|userinfo]
RacReciR

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Bûcher des Vanités [8e aoû. 2008|08:08 am]
RacReciR
[Humeur |accomplishedJe conchie les J.O. et autres jeux du Cirque]
[Ecoute |Johann Sebastian Bach - Das Wohl Temperirte Clavier (WTC, livre II)]




Le hasard qui (dé)chiffre ma vie est démalicieux.
J'ai eu moult occasions de le réaliser régulièrement tout au long des 45 années écoulées et contemple avec amusement la récente accélération .
C'est ainsi que j'ai reçu un mail d'un éditeur il y a quelques semaines.
En parallèle à une série de hasards cocasses qui ont quasiment forcé la décision interne dans mon administration et ont mené à la normalisation de ma situation professionnelle ubuesque (après 19 ans de loyaux services dont 7 années d'errance auxquelles je ne voyais pas d'issue).

L'éditeur, par le biais du service des thèses en ligne sur Internet, avait pris connaissance de ma (méta-)thèse, datant pourtant de 1998, et me proposait un contrat d'édition dans sa collection universitaire.
Que j'ai signé.
J'ai donc reçu ce jour d'hui le BAT (Bon à tirer) que j'ai contre-signé après de minimes corrections et en y laissant volontairement une double faute à la dernière page (en sus de celles issues de mon ignorance).
10 ans 6 mois et 2 jours après ma soutenance.
1750 jours après la seconde publication d'un autre ouvrage.
Je n'ai jamais prétendu, amateur de ronds dans l'O., aller nulle part et encore moins rapidement.

Aléatoirement, donc :
242 pages soit 2*112 pages au prix de 3*11 €.
ISBN 10 : 2-8121-0026 (dont la somme égale 22)
ISBN 13 : 978 - xxx. Soit 24-22.
n° ISSN : 1962-1434 (=528, soit 48*11 :-))
Je ne suis, bien entendu, responsable d'aucun de ces chiffres.
Mise en page, choix de la couverture et tarification étant le fruit du hasard éditorial.

Je n'ai plus peur.
Vous vous doutez que je n'attends pas de retombée personnelle (à part un ego flatté dans ses vues les plus fausses : vouloir croire en l'existence inhérente de la Connaissance) de la parution en librairies spécialisés de ma méta-thèse.
J'ai la vaniteuse satisfaction de savoir qu'un exemplaire sera conservé à la BNF et que l'antériorité de la paternité d'une architecture répartie et réflexive pour un embryon d'IA hébergé par des serveurs web pourra éventuellement m'être attribuée dans les siècles des siècles.
Pour peu qu'il reste alors un observateur sachant lire, à plusieurs niveaux.

Un robot, peut-être ?


« Donc, notre intelligence finie ne peut pas, au moyen de la similitude, comprendre avec précision la vérité des choses. En effet, la vérité n'est pas susceptible de plus ou de moins, mais elle est d'une nature indivisible, et tout ce qui n'est pas le vrai lui-même est incapable de la mesurer avec précision ; ainsi ce qui n'est pas le cercle ne peut pas mesurer le cercle, car son être consiste en quelque chose d'indivisible. Donc l'intelligence, qui n'est pas la vérité, ne saisit jamais la vérité avec une telle précision qu'elle ne puisse pas être saisie d'une façon plus précise par l'infini ; c'est qu'elle est à la vérité ce que le polygone est au cercle : plus grand sera le nombre des angles du polygone inscrit, plus il sera semblable au cercle, mais jamais on ne le fait égal, même lorsqu'on aura multiplié les angles à l'infini, s'il ne se résout pas en identité avec le cercle. » (Nicolas de Cues, De la docte ignorance, I, §3.)
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