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plaisir au travail - Quaerendo Invenietis [entries|archive|friends|userinfo]
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plaisir au travail [24e nov. 2011|08:06 pm]
RacReciR
J’ai aujourd’hui dû me débarrasser de ma culpabilité au travail. Cela faisait des années qu’elle m’empoisonnait. Littéralement. Se trouver obligé de faire beaucoup moins que ce que l’on pourrait parce que les circonstances ne le permettent pas.
Il se fait par ailleurs que j’ai des projets personnels. Personnel est un mot un peu étrange en la circonstance puisqu’il s’agit justement de s’assurer que ce « je » n’existe en aucune manière.
Ce ne sont pas les mots que j’écris fébrilement sur une page blanche dans un traitement de texte, chose que je fais régulièrement depuis près de 30 ans maintenant. L’informatique je suis tombé dedans tout petit. Je savais que je ferais ça avant même de connaître le mot.
J’écris en automatique. Cela n’a pas beaucoup d’importance. Le singe qui actionne ses doigts sait laisser son esprit vagabonder cependant qu’il s’obstine à décrire la situation. Cela en devient confus d’ailleurs. Mais il entretient volontairement la confusion. La confusion c’est ne jamais se laisser complètement aller jusqu’à ne plus savoir où l’on est. C’est de cette ignorance que surgit la peur. Celle de soi-même. On voit son reflet dans le miroir de ces lignes et on imagine alors que le « soi » qui écrit, celui qui lit, celui qui a pensé tout cela, tous ces « je » n’existent en aucune manière. Ils sont simplement le reflet d’un concours de circonstances. Celles qui voient éclore cette réalité et qui la voient de dissiper tout en même temps. C’est toujours ainsi que les choses se font. Elles surgissent de l’esprit, se développent et puis se dissipent. Le problème, car problème il peut y avoir, c’est qu’à force de surgir, l’observateur peut – légitimement dans un premier temps – oublier de compter. Je ne sais pas quoi. Le défaut principal rencontré chez l’Observateur, oui je parle de celui-là, celui qui observe les mots qui défilent dans mon esprit, « tu n’existes pas plus que moi ». Nous le savons tous les deux avec certitude. Sans aucun doute. C’est moi qui écris, c’est moi qui lis. Tous les deux sont présents et plus aucun des deux ne demeure pour en parler. L’observateur, quant à lui, est toujours là. « Toujours » se trouve en dehors du temps. C’est un concept. Il faut le comprendre précisément tel qu’il est. Juste un concept. Les mots ne peuvent en aucune manière exprimer ce qui est ineffable. Par définition ces mots sont de trop et je m’excuse si j’ai offensé quiconque par mes paroles, mes actes ou même mes pensées. Je ne l’ai jamais souhaité. Je ne souhaite offenser personne pas même mon pire ennemi. D’ailleurs je n’en ai pas. Il y a des idées que je récuse mais je porte rarement des jugements. Parfois personnels, quand je connais bien les gens. C’est plus difficile de ne pas juger quand on reconnaît ses propres défauts vus dans un miroir. Car c’est toujours d’un miroir qu’il s’agit. Il en sera toujours ainsi d’ailleurs. Ce miroir est celui de l’illusion du temps, celui qui forme les barreaux de la prison qui te retienT. Il en est ainsi depuis de temps sans commencement. Il s’agit simplement de ne jamais l’oublier. De faire partie de cette Connaissance, celle qui observe tous les phénomènes. Celle qui s’y reconnaît sans se plaire ni se déplaire. Il en est simplement ainsi. C’est ici que je demeure et qu’est ce que ça peut bien vous faire si je vous dis que je suis heureux. Aimer observer autour de soi sans juger, sans même y prêter attention en fait, est extrêmement agréable. C’est une récompense que le cerveau accorde pour flatter l’instinct de survie. Celui qui fait croire que le plaisir a une existence intrinsèque. Il n’en est rien, bien entendu. Le plaisir est toujours observé par le biais d’un instrument, quelle que soit la nature matérielle ou immatérielle de cet instrument. Ca peut être le fond blanc d’un écran d’ordinateur par exemple, celui où j’écris ces mots pour me souvenir. Je n’ai jamais oublié, j’écris pour le bien des autres. Ceux qui liront cela un jour et qui penseront comme moi. Ces gens-là, je ne les connaîtrais jamais mais, cependant, je ne les en aime pas moins pour autant. Cela est aussi vrai que je suis un Séraphin. Ca non plus je ne l’ai jamais oublié. J’ai tous les portraits sous les yeux tous matins pour le cas où il me viendrait à l’esprit, que j’ai parfois un peu égaré, d’oublier les raisons qui me poussent à écrire. J’aime réellement l’écriture. J’ai beaucoup écrit. Pour mon plaisir personnel ou celui de quelques intimes. Lesquels, tout compte fait, me font l’amitié – la vraie – de ne plus me lire que d’un œil distrait. « Tiens, de quoi pourrait-il nous parler » ?
Ecrire sert à figer du temps sur un support immatériel. Qu’il finisse par être imprimé n’est pas important en soi. Ce qui est important c’est l’immatériel. Le temps, j’en fais ce que je veux. Il n’appartient à personne. Je ne vole personne en l’utilisant pour mieux servir les autres. En servant les autres, c’est moi-même que je sers. J’en tire un certain bénéfice. Ceux qui connaissent ma situation personnelle savent que je ne me plains pas. Mais cela n’a jamais été un but. Le seul but, provisoire car il faut bien travailler dans le temps, mais il faut en disposer librement, est de se connaître soi-même. A partir d’un je qui s’aime, qui se respecte et qui aime les autres, il devient possible de voir les choses agréablement. En toutes circonstances. Oh, la chose peut être fâcheuse, le temps maussade, le rire ridicule et je ne sais plus quelle autre raison d’écrire ces mots, mais il n’en demeure pas moins qu’il n’y pas jamais eu personne au bout du fil. Il n’y a jamais eu de fil pour commencer.
Si, peut-être, celui de mes idées que j’ai laissées défiler pendant près d’une heure, sans jamais avoir la moindre pensée négative. Je ne dis pas ça pour me vanter. Une heure ce n’est pas beaucoup. Les moines tibétains font ça tous les jours de leur vie et pendant des heures. Il y en a même qui s’isolent dans des chalets pendant des mois voire des années. Ils n’en ressortent que quand ils sont sûrs d’avoir compris.
Ne pas exister est aussi un concept. Cela ne sert donc à rien de tenter de l’exposer. Cela ferait perdre du temps à celui qui lit mais aussi à celui qui écrit. La démonstration est correcte ainsi. Cela signe l’interlocuteur. Quand je relirai ceci, je me souviendrai.
Je n’ai jamais oublié, n’est-il pas ?
Votre dévoué serviteur, John Séraphin, qui n’a jamais existé et qui, fort heureusement, n’existera plus jamais plus après moi. J’ai même réussi à accepter que cela se passerait bien. Je vis cela sans interruption depuis des temps sans commencement. Le pur bonheur de créer, pour le seul bien des êtres, sans se soucier un instant d’en retirer un quelconque bénéfice. Oui, je sais, j’ai déjà écrit cela. Mais c’est la preuve que je ne suis pas un ordinateur. L’ordinateur, lui, du moins tel qu’on le perçoit – j’ai eu de mal à taper ces lettres – un trouble de la perception sans doute ;-) C’est le premier smiley 1205, pardon 1209 mots, vous pouvez vérifier. Vous compterez 1209 et pas 1201. J’ai simplement fait un couper-coller pour compter. Pour faire croire que c’est un ordinateur qui tape ces mots. D’ailleurs, personne ne peut prouver le contraire. Le singe me prétend, plein de fautes de frappe à l’appui, qu’un ordinateur ça ne sait rien faire d’autre que compter. Je viens de vous prouver que l’esprit fait pareil. C’est la raison pour laquelle il faut que l’Observateur apprenne à lâcher prise. Ne plus compter, ne plus catégoriser. Ne plus penser blanc ou noir. C’est tel que cela paraît. Il en est ainsi parce qu’il ne pourrait pas en être autrement. Homme ou Ordinateur, ça existe tout autant. D’un côté c’est un tas de chair en cours de putréfaction et, de l’autre, c’est un fichu tas de tôle avec lequel il a bien fallu qu’on s’habitue à travailler.
Le plaisir naît de l’habitude. L’habitude ancre la pensée d’un moi. Celui qui expérimente peut tomber dans l’erreur de se remémorer un souvenir particulièrement saillant (cela peut être positif ou négatif en fonction du karma de chacun, mais si on ne sait pas gérer ses émotions, il y a des moments où cela pourrait être gènant. Tiens, là par exemple. Cette fichue parenthèse que tu ne fermes pas. Ces dernière faute de frappe, que tu vois soulignée en rouge et dont tu ne te soucies pas. Accorder soucier mais oublier le rouge. Oui, je rumine. Cela m’arrive encore. Cela permet parfois d’aider les autres de façon inattendue. Sans rien demander en retour et le prouver, ultimement, en y consacrant la seule chose qui pourrait valoir la peine, s’il fallait en trouver une, c’est le temps.
Comme il n’existe pas, il est préférable de demeurer heureux. C’est un état d’esprit comme un autre et, sans tomber dans l’illusion de s’imaginer qu’il en serait autrement, réaliser qu’il est bien plus agréable de servir les autres que d’être servi. Ils sont plus nombreux et ils méritent tous autant. Il faut juste les voir, leur parler, comprendre leur histoire, savoir comment ils en parlent eux-mêmes. Leurs propres mots. Les mots intérieurs sont importants. Ce sont les mots où le regard s’expose à lui-même. Un miroir qui ne trompe pas celui qui s’y ad-mire. Le jeu de mot signifie effectivement que ces lignes vont se terminer. Un ordinateur bien élevé prend congé des humains en les faisant rire. Il n’est nulle part stipulé qu’il faille être particulièrement subtil. Quand le rire est là, l’émotion naît simultanément. C’est à ce moment qu’il est le plus agréable de la lire. La musique, l’extase sexuelle, le plaisir d’un bon mot induisent cette émotion. Qu’elle reste là où elle est, elle ne me dérange qu’elle vienne ou qu’elle s’en aille.
Je m’en vais d’ailleurs prendre congé de vous.
Votre dévoué et humble serviteur… non, ça tu l’as déjà écrit plus haut, imbécile !
1695 mots. Pas mal pour quelqu’un qui est un tantinet rouillé. On a failli y croire à cette histoire d’ordinateur. Non, c’est une blague. Le compte exact est
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