?

Log in

No account? Create an account
Il n'y a jamais eu d'observateur - Quaerendo Invenietis [entries|archive|friends|userinfo]
RacReciR

[ Amorçage | RiceRcaR ]
[ Réflexivité | moi je ]
[ Archives | Réminiscences ]
[ Piano | Radio blog ]
[ Youtube | Videos ]
[ Home | In Principiam... ]

Il n'y a jamais eu d'observateur [6e déc. 2011|07:35 pm]
RacReciR

J’ai réalisé ce jour qu’il y avait un petit défaut à ma pratique quotidienne. Je ne parle pas de méditation ou de je ne sais quelle religiosité. Je parle de la façon que j’ai de percevoir, d’analyser, de voir les pensées apparaître (quand je suis en forme) et parfois disparaître. Il m’arrive aussi de contempler les choses comme si elles ne me concernaient pas. Dans une certaine mesure, bien évidemment. Car il y a toujours un moment où le spectacle perçu – quel que soit le mode ou le niveau de perception – semble être projeté (à partir) de ce cerveau. C’est du moins le défaut que je perçois depuis peu. Il est entendu que ce qui perçoit utilise le cerveau mais il n’en demeure pas moins qu’il n’en est pas réduit à cela. Il n’y a aucun jugement de valeur qui est porté par ces mots.
L’esprit est bien plus grand que le cerveau d’un être humain. C’est tout cela. En tous lieux, en tout temps. Tout cela confondu. EN un point. Qui n’existe en aucune manière. Rien qui puisse être conçu par un cerveau. Ce point qui n’en est pas un est tout. Ce qui émerge et ce qui se résorbe est – oui, c’est singulier – issu et retourne à ce tout. Sans interruption. S’il y avait un extérieur – c’est l’image que le cerveau tente de projeter – cela semblerait immobile. Comme il n’y a jamais eu d’observateur à l’intérieur ou encore à l’extérieur, mots dépourvus de sens sans contexte pour les définir, les mots mobile et immobile sont tout aussi dépourvus de (leur) sens (usuel). C’est juste une image de plus. Fugace. Elle disparaîtra comme les autres. Il suffit d’attendre un peu. C’est comme ça.
Pftt, elle est partie.
Ne rien retenir.
Contempler.

LienRépondre