?

Log in

Intro-version (leçon n°1 : comment rater un rendez-vous) - Quaerendo Invenietis [entries|archive|friends|userinfo]
RacReciR

[ Amorçage | RiceRcaR ]
[ Réflexivité | moi je ]
[ Archives | Réminiscences ]
[ Piano | Radio blog ]
[ Youtube | Videos ]
[ Home | In Principiam... ]

Intro-version (leçon n°1 : comment rater un rendez-vous) [29e déc. 2016|05:57 pm]
RacReciR
Au lendemain d'une dispute animée, un ami m'a demandé de lui montrer à quel point je tenais à notre amitié et a suggéré de procéder à un échange de gages pour sceller notre réconciliation.
J'ai accepté bien qu'il me semblât avoir déjà donné sans compter tous les gages possibles : temps, attention, disponibilité, soutien moral, soins, chauffeur, livreur, cuisinier, coiffeur, compagnon, convive, hôte, invité...
Rien d'extraordinaire en soi pour un ami, mais qui auraient dû me mettre à l'abri d'un tel soupçon.

Notre amitié mise en jeu au cours de cette dispute méditerranéenne (à la Pagnol), j'ai cependant rapidement convenu qu'un échange de gages ne pourrait que renforcer notre relation encore jeune.

En échange de mon soutien à ses projets, j'obtins ainsi en gage la promesse d'un nombre de jokers et de rendez-vous jusqu'à une date anniversaire.
Nous n'avions manifestement pas les cartes d'un même jeu...ni le même calendrier.

J'avais proposé la date de notre rencontre qui marque aussi l'anniversaire de mon ami...Et c'est le souvenir de notre premier échange de présents d'amitié qu'il a choisi de célébrer.
Plus de 40 jours entre les deux dates. Vous parlez d'une traversée du désert de 100 jours !

Rendez-vous raté donc. Magistralement.
Le sac était près de la porte et je rêvais de ce cadeau-rendez-vous depuis de longs mois.
Il eût pourtant suffi d'un appel ou d'un message amical la veille, un simple rappel, «bonne nuit, à demain» ou « à quelle heure se retrouve-t-on demain ? » pour qu'on prît le même train.

Il s'est non seulement trompé de date mais aussi de cadeau.
Il a manqué me proposer celui qu'il voulait s'offrir !

Moi, c'était une boîte d'un excellent chocolat belge.
Nous l'avions dégustée pendant plusieurs semaines. Un à la fois, en le laissant lentement fondre sous la langue. Un très bon souvenir, manifestement partagé par mon ami cette année aussi, mais dans un autre registre.
Les souvenirs communs scellent ainsi une amitié en dépit des différentes perceptions.

Une illustration, s'il en fallait, des quiproquos qui s'installent entre personnes qui tissent des liens, fussent-ils intimes.

Cet ami se moque d'ailleurs régulièrement de ma cognition au vu de mon indisputable talent à entendre et me faire entendre de travers.
Je partage volontiers ses moqueries tant j'ai le don de susciter la réaction opposée à mon intention quand il s'agit de mon intérêt personnel. C'est sans doute de là que je tiens mon redoutable sens de l'orientation.

Je suis en effet capable de me perdre en suivant les indications d'un gps. C'est dire la tare ! Je comprends que ça finisse par agacer mais je ne fais pas exprès, je me perds avec bonne volonté.
Une opportunité pour une rencontre dans un chemin de traverse.
Parfois une rose, un renard ou alors un habitant d'une autre galaxie...

Je vais me fier aux étoiles cette fois-ci plutôt qu'au gps. La localisation n'est pas toujours fiable, j'en ai aussi fait les frais. C'est le moment où la fugue a basculé...
C'est encore la faute des Américains !

«Occidental désorienté», c'est le surnom dont m'a jadis affublé un ami d'enfance, un autre introverti.

Bien vu !
LienRépondre