?

Log in

No account? Create an account
1°) Les manuscrits en notre possession sont-ils postérieurs au début… - Quaerendo Invenietis [entries|archive|friends|userinfo]
RacReciR

[ Amorçage | RiceRcaR ]
[ Réflexivité | moi je ]
[ Archives | Réminiscences ]
[ Piano | Radio blog ]
[ Youtube | Videos ]
[ Home | In Principiam... ]

[10e nov. 2005|02:11 am]
RacReciR
1°) Les manuscrits en notre possession sont-ils postérieurs au début du Haut Moyen-Age, date de l'emprise de l'Eglise sur les manuscrits (décrets de Théodose, etc...) ?
(possibilité d'interception dans le TEMPS)
2°) Dans le cas où nous possédons plusieurs manuscrits d'une même œuvre, ceux-ci remontent-ils à un archétype unique, ayant rendu possible, par la concentration des documents en quelque monastère, d'éventuelles adaptations ?
(possibilité d'interception dans l'ESPACE)
3°) Les conditions matérielles dans le temps et dans l'espace étant réunies, les clercs, ayant eu durant plusieurs siècles la possibilité d'intercepter les écrits des historiens de l'Antiquité, les ont-ils effectivement "épurés" ?

Les manuscrits qui nous sont parvenus révèlent-ils la trace de remaniements quant au fait chrétien , permettant de conclure que les scribes ecclésiastiques sont passés du pouvoir à l'acte ?
(passages visiblement tronqués, lacunes décelables par des citations étrangères, confrontation du libellé de différents manuscrits d'un même auteur, comparaison des propos de différents historiens pour une même circonstance)
(interception et remaniements effectifs)
Les trois volets de ce triptyque constituent un préalable nécessaire auquel devrait être subordonnée toute recherche sur les origines du christianisme. Il est téméraire de chercher à édifier une hypothèse tant que l'on n'a pas vérifié le degré d'intégrité des témoignages écrits que nousavons reçus. Un examen minutieux s'impose.

Cela fait des années que j'apprends la musique.
Je ne vous apprends rien là.
Il est un problème que je tente néanmoins de résoudre depuis ces années-là.
La lecture.
J'apprends plutôt assez vite et, après 7 années, ne peux pas vraiment affirmer savoir lire de la musique.
Ayant appris à lire de gauche à droite et de droite à gauche, pour l'arabe, j'ai eu des difficultés dans ce dernier apprentissage.
Le gaucher que je suis regarde toujours à gauche d'abord. C'est ça être gaucher aussi.
Je le sais depuis ma tendre enfance et ai développé un certain nombre de stratégies pour contrecarrer cette tendance naturelle.
Cela a eu pour effet désastreux de développer en moi un certain esprit et, dois-je le reconnaître, un certain goût de la contradiction.
Me contrariant régulièrement pour contrôler le gaucher gauche que je suis, parce que certaines situations telles que conduire peuvent réellement faire appel à des réflexes inappropriés et donc à des conséquences létales, je n'ai pas de retenue particulière à porter la contradiction quand les circonstances s'y prêtent.

Etre gaucher est efficace pour traverser la rue mais l'est beaucoup moins dans la majorité des situations, prévues par et pour des droitiers.
J'ai, en effet, des difficultés à inverser les images mentales. J'ai ainsi beaucoup de mal à lire un plan, ce qui m'a valu des déboires professionnels que j'ai contés quelque part (mettre le lien).

Prenez un livre, ouvrez-le, retournez la page à l'italienne et tentez de lire.
Il y a un sens où je n'ai pas de problème particulier.
Ma lecture est moins rapide qu'à l'horizontale mais elle est fluide et je ne ressens pas de fatigue particulière.
Dans l'autre sens, la situation n'est pas du tout pareille !
Je me suis surpris à tourner la tête pour redresser les caractères afin de lire les mots tant la lecture me fatiguait.
C'est ainsi que je sais lire de bas en haut et, plus péniblement, de haut en bas.

Les mots et la musique.
Pour le piano, un troisième élément rentre en jeu, le clavier.
Les mains se déplacent horizontalement sur le clavier alors que les notes portées sur le papier, se lisent traditionnellement de gauche à droite sur une ligne horizontale, ce qui fait que quand les notes  jouées s'éloignent l'une de l'autre à l'horizontale,  les notes lues s'écartent, elles, à la verticale.
Il suffirait de retourner la feuille pour que le problème soit réglé.
Lire une partition à l'horizontale, de haut en bas, met les notes à portée du clavier.
J'ai imaginé, en tous cas, que c'est ainsi que le système de notation a été inventé.
2 fois 5 lignes pour 2 fois 5 doigts. Les 5 lignes (on a retourné la partition) stylisant les doigts d'une main.
Au Moyen-Age il n'était pas d'usage de jouer avec le pouce, aussi la portée ne comptait-elle que 4 lignes. C'est à l'époque de Bach, qui a consacré le jeu du pouce, que la 5ième ligne a été régularisée.

L'exercice de lecture consiste donc à repérer les tâches noires ou blanches  portées sur le papier, d'en déduire la note en fonction de l'armure, puis jouer. C'est-à-dire appuyer du bon doigt sur la bonne touche avec la précision souhaitée.
Je schématise mais c'est un peu l'idée.
Il faut donc de renverser mentalement la partition, en la tournant dans le sens des aiguilles d'une montre, pour voir sur le papier la disposition des doigts ainsi que leur progression
Il suffit de lire de haut (ex-gauche) en bas (ex-droite).
Les tâches blanches et noires indiquent alors clairement la position des doigts.
Retournée, la partition montre alors (en ajoutant les deux lignes à chaque main pour arriver aux Do grave et aigu) les quatre octaves d'un clavecin pour lequel cette notation a été inventée. Les quatre registres de voix : basse, alto, ténor et soprane.
Le temps se déroule de haut en bas.
C'est ainsi qu'il m'est apparu que la lecture d'une partition, et donc sa transcription en musique interne, souffraient de mes difficultés à procéder à la bonne rotation mentale.
La désynchronisation du regard pour deux activités intellectuelles qui nécessitent de la lecture ainsi que le système de notation qui a été pensé par des droitiers pour des droitiers.
Je tourne dans le mauvais sens intuitivement.
C'est pareil en rue.
L'ennui, c'est que j'ai beau le savoir et tout faire pour tenter de me corriger, au moindre relâchement, je tente de touner mentalement dans l'autre sens.
Et là, forcément, les mains sont inversés.
Il me faut souvent une fraction de seconde avant de corriger la rotation mentale.
Il m'arrive aussi de ne pas être assez rapide.
Lire lentement et jouer vite n'est pas acceptable.
Cela s'entend tout de suite

Je travaille donc la technique, le jeu et la lecture de façon séparées.
L'objectif étant le jeu et les deux autres un passage obligé mais qui, parfois, peut être assimilé à une purge.
J'ai donc des difficultés à lire en horizontal et à jouer dans le même sens.
Les deux activités, intellectuelles pour moi, que sont la lecture et la musique entrent alors en compétition lors de l'apprentissage du piano.
Quand donc je relâche mon contrôle, ce qui peut arriver quand je rencontre des difficultés, mes yeux arrêtent de suivre la partition et contrôlent les mains.
Vérifier que le doigt tombe au bon moment, au bon endroit, à la bonne vitesse.
Avec les approximations que cela peut engendrer.
LienRépondre