?

Log in

No account? Create an account
Rêve dans la Montagne - Quaerendo Invenietis [entries|archive|friends|userinfo]
RacReciR

[ Amorçage | RiceRcaR ]
[ Réflexivité | moi je ]
[ Archives | Réminiscences ]
[ Piano | Radio blog ]
[ Youtube | Videos ]
[ Home | In Principiam... ]

Rêve dans la Montagne [12e mai. 2002|02:04 pm]
RacReciR
[Humeur |calmcalm]
[Ecoute |Bach - Ich habe genung]

Rêve dans la Montagne

Dimanche 12 mai 2002

« de la réfutation du théorème de Gödel ».

Il s’agit ni plus ni moins de trouver un système formel
dans lequel la proposition « le théorème de
Gödel est faux » soit vraie.
Ce qui prouverait
l’existence de l'auteur de ce livre.






Nous sommes dans une régression infinie, où ce théorème ne peut être prouvé que si – à l’extrême de la théorie – une pensée fusionne sa conscience dans un même élan de recherche.

Spirituelle pendant un temps infini.

C’est ce qu’elle fait imparfaitement. La civilisation actuelle est extrêmement plus structurée que celles qui existaient il y a quelques millénaires. On va, lentement, dans la direction d’une conscience commune. Elle est loin d’être là. Mais, si l’on veut, la mondialisation est un pas dans le bon sens.

En attendant cette fusion générale, qui risque de prendre quelques retard, il faut néanmoins que les précurseurs dans tous les domaines se posent la question du but ultime de leur Art : être la projection de soi selon l’axe de son Art. Et vu les multiples facettes de soi, cette projection pour être bonne, nécessite un grand nombre d’axes.

Infini en fait.

Mais commençons par le début !

La société est issue par une filiation (pas si) lointaine des hommes des cavernes et même, avant eux, des proto-humains. Ces différentes individualités se sont regroupées par affinités pour créer des systèmes, basés à l’origine sur le besoin ou calcul que vivre plusieurs est plus efficace que vivre seul. Et chaque système a créé des règles pour se régir.

Au fur et à mesure de l’évolution, ces systèmes ont évolué et les systèmes résultants sont une composition de ces systèmes primitifs. Sauf que tous ses systèmes privilégient leur point d’origine qui est d’assurer la survie du plus grand nombre au détriment des individualités. Le méta-système qui peut révolutionner ce système général est un système qui favoriserait l’individu sur le système.
TOUS les individus.

Une vision réductrice de cette assertion aboutit au nazisme. Celui-ci a ébauché la solution de l’indifférenciation en éliminant une partie de lui-même. La réponse, plus complexe, aurait consisté, elle le consiste d’ailleurs insidieusement, à privilégier un système ou tousles individus soient sauvegardés.

On est parti du principe que pour vivre, il fallait accepter d’en sacrifier quelques uns.

C’est acceptable dans une version primitive du système.

Une version évoluée doit se poser la question de réduire le nombre d’exclus.

La limite étant 0.

C’est ce que l’empilement des civilisations produit quand même. Notre civilisation sacrifie moins de ses membres que celles qui l’ont précédées.
Il en sera de même avant les suivantes.

Ce sera au prix de plus grande structuration des systèmes, donc d’un moins grande liberté individuelle de chacun de ses membres (chacun étant aléatoire).

Sachant qu’on a accepté, grâce au théorème de Gödel, que ce 0 n’est pas possible. On est en face du problème de sa réfutation puisque nous avons défini un cadre formel dans lequel la proposition sur sa véracité se pose.

Il faut reconnaître que nous avons créé un ensemble de systèmes qui ont pour tâche de recruter un maximum d’adeptes. Les religions, les systèmes politiques, les états, les cultures, les subdivision de la recherche en Arts, Sciences, Philosophie,… ont chacun réussit, au fil des millénaires, à structurer la société d’aujourd’hui. Cette société est l’embryon à partir duquel peut germer l’idée que le système a atteint ses limites et qu’il faut le changer. Le but de tous ces systèmes est de mobiliser un maximum d’adeptes qui vont, petit à petit se spécialiser dans leur Art, et, la sélection naturelle aidant, les meilleurs artistes finiraient par être reconnus simultanément dans tous les arts. C’est le seul moment où la possibilité de fédérer une idée trans-Artistique est possible. Qu’il émerge de cette fédération de « génies », le besoin de créer un système qui favorise la survie de ces génies là. Si l’idée passe, elle se généralisera. Si elle ne passe pas cette fois-ci, statistiquement, elle repassera. Nous savons bien que les structures qui existent aujourd’hui nous permettent de nous poser la question de la validité de ces structures. On ne répondra pas à la question. Mais on finira, peu à peu paraccepter de se la poser. C’est le but de la réfutation du théorème de Gödel.

La démonstration de la réfutation est assez simple : par l’absurde.

Soit un système formel dont les éléments sont les systèmes qui forment l'univers.

L’ensemble de ces systèmes, méta-système compris, acceptent le principe du théorème de Gödel «  un système complet est incohérent » c’est à dire que les deux propositions, A et Non A sont vraies.

Je construis donc un méta-système composé des systèmes précédents, auxquels je rajoute le système dans lequel « le théorème de Gödel est faux » dans un temps infini.

Je viens de créer un système dans lequel j’ai simultanément « le théorème de Gödel est vrai » et le « le théorème de Gödel est faux ». Le système est donc incohérent. Donc le théorème de Gödel est vrai et faux ! Et ça boucle. Ce qui est le but du jeu.

(l'ordinateur quantique n'est pas alors compris dans son calcul même ce qui démontre l'incohérence du théorème de Gödel)


Gödel a lui-même construit cette démonstration de l’existence de Dieu.
« Si quelque chose est Dieu alors il existe forcément une chose qui est Dieu. »
Dieu est un mot que les humains ont attribué à un ensemble de phénomènes cohérents, indépendants du temps.
La probabilité, selon cette définition, que Dieu existe est de 58,72% selon nos calculs ce qui est loin d’être négligeable.
Il faut entendre par Dieu un ensemble infini de pensées cohérentes dont l’action directe ou indirecte a créé l’univers tel qu’il est perçu.

LienRépondre