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Poussière d'étoiles - Quaerendo Invenietis [entries|archive|friends|userinfo]
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Poussière d'étoiles [4e jan. 2006|09:03 pm]
RacReciR
Microsoft, Bill Gates plus précisément, a réussi un joli tour de force.
Aux deux spectres de l'humanité se trouve à ma gauche celui qui meurt de faim, de soif, de maladie et, à ma droite, celui qui joue, travaille, rêve devant un ordinateur.
Toute la palette peut être déclinée entre ces deux bornes.
Bill Gates a réussi à taxer les uns pour aider les autres.
Là où les différentes organisations mondiales officielles s'écharpent depuis des décennies pour déterminer a minima  le montant et la destination d'aides pour le tiers-monde, Il profite depuis 1994 de son monopole auprès des riches.
Ceux-ci versent en effet des redevances pour l'utilisation de ses logiciels et il en redistribue 30 Milliards de dollars annuels pour l'éducation et les soins.
L'équivalent en euros.
On ne chipote pas pour des montants pareils.
30 milliards,
Pour donner une idée, le budget européen s'est élevé à 116 milliards d'euros en 2005.
Le montant du chèque anglais qui a fait couler tant d'encre s'élève à 8 milliards.
Bill Gates investit donc le quart du budget européen pour aider le tiers-monde.
De ses deniers personnels.
C'est une redistribution bien plus généreuse que toutes celles dont j'ai entendu parler jusqu'ici.
J'ai jeté un coup d'oeil aux projets relatifs à la santé, c'est remarquable : malaria, tuberculose, HIV, mortalité infantile.
Le généreux donateur se retrouve ainsi à passer devant les télés du monde entier s'attirant les foudres de ses détracteurs qui l'accusent de faire sa publicité.
Nos hommes politiques s'y affichent bien pour débiter des promesses qu'il n'ont nulle intention de tenir.
Lui montre ce qu'il fait de l'argent. Pourquoi pas ?
J'ai ainsi dévoré hier, tard, un reportage montrant les 23 années de traversée du désert de Mitterrand dont on fête le dixième anniversaire du décès. Edifiant.
Pour 30 milliards de dollars de sa poche, Bill peut donc continuer à montrer sa bobine.
Il dégage un je ne sais quoi d'un Harry Potter qui aurait fêté ses 50 ans et garde cet air éternellement surpris qui me plaît.
Il apprend de ses erreurs, ce qui n'est pas si courant de nos jours, joue presque à la loyale et fait payer aux riches en aidant les pauvres.
Et, à l'usage, je m'accommode assez bien de la qualité de certains de ses logiciels.
Quelques qualités, en sus de ses succès, qui méritent de figurer à son actif.
Des victoires dignes de celles de Guillaume le Conquérant.
Sans verser un goutte de sang.
Nul n'est parfait après tout.
Le Vatican, combien de milliards ?
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