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Le droit élémentaire : définition [9e oct. 2004|07:53 pm]
RacReciR
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Le droit élémentaire : définition.

(Non au mythe de la caverne)

9 octobre 2492

Vous avez le droit de croire ce que vous voulez (et le devoir d’agir en fonction de vos croyances) tant que vous savez que ça ne nuit à personne

C’est la constitution à l’usage d’êtres doués de raison. C'est la seule qui garantisse à tous les mêmes droits et devoirs. C'est la seule qui mérite que l'on dise « non » au prix de sa propre existence. C'est en tout cas, la seule que je reconnaisse.

J'ai trouvé un paradoxe qui n'a pas fini de m'étonner moi-même. Je suis à la poursuite des systèmes auto-descriptifs et infiniment récursifs depuis ma toute jeune enfance. Cela m'a toujours fasciné de constater que tout dans l'univers se ramène à la déclinaison d'un même ensemble de modèles plus ou moins simples.

J'ai donc consacré un temps certain à poursuivre la détection de ces méta-modèles dans toutes les activités que j'ai entreprises : études, piano, informatique, intelligence artificielle, dessin, ... je pense être réellement ouvert à toute idée et combats en moi-même tout concept que je juge, après analyse, comme imposé ou suggéré ou découlant de principes auxquels je n’adhère pas.

C'est ainsi que j'ai découvert le principe atomique de l’apprentissage

C'est l'alpha des systèmes imbriqués, auto-descriptifs, infiniment récursifs : être capable de faire le vide dans son esprit.

Ne penser à rien

Constater qu'après avoir cédé son contrôle sur un sujet donné, il devient de plus en plus difficile (jusqu'à atteindre la limite qui fait que l'idée est acceptée) de résister à une suggestion répétée à l'infini.

C'est le principe même de l'éducation. Apprendre au sujet, par expositions successives à un même stimulus, comment réagir à une nouvelle situation à partir des situations précédentes les plus similaires.

Nous fonctionnons par similitudes.

Et, de temps en temps, sur un sujet donné, il y a une rupture dans cette continuité... cette rupture provoque donc inévitablement un arrêt des principales autres fonctions – les fonctions vitales sont toujours protégées par le système – qui peuvent alors, temporairement allouer leurs ressources à la résolution de la rupture de continuité constatée.

Il est évident que plus le sujet est conscient de la capacité qu'il a à mobiliser ces ressources supplémentaires à un moment donné et plus il y parviendra. Les circuits neuronaux doivent être régulièrement entraînés pour apprendre à créer de nouvelles connexions rapidement.

La clé de l'apprentissage est de diminuer le temps d'apprentissage.

La courbe de cet apprentissage est asymptotique, longtemps avant 0.

Zéro, en revanche, c'est le temps qu'il faut à l'événement qui déclenche la rupture de continuité pour se produire.

C'est donc une notion éminemment personnelle du temps qui régit l’apprentissage et est facteur de l'urgence et de la rupture (vous ne réagissez pareil lors d'un accident, les réflexes sont soudain très affûtés).

La définition d'un système de pensée récursif qui alimente lentement et sûrement un nouveau concept, finit toujours par passer. C'est d'abord un refus, le déni, puis le compromis et enfin l'acceptation. Ca dépend des sujets, ça dépend des contextes, etc.

La publicité à la télé en est un exemple parfait : il suffit de regarder les yeux des IHM qui regardent la télé pour voir qu'ils acceptent que les ressources de leur cerveau soient contrôlées par autre chose qu'eux. Le r de contrôlé est tombé par erreur. C'est une rupture que je fais exprès dans ce texte, pour mobiliser l'attention du lecteur. En fait, ça doit déclencher un état récursif. Si vous avez lu le texte jusqu'ici, vous êtes forcément intrigué. Relisez la définition si vous ne me croyez pas. Vous n'en sortirez pas comme ça ;-) Vous croyez encore avoir le contrôle, il y a un moment où vous céderez de guerre lasse et ce sera le moment où l'on choisira de vous faire passer le message pour lequel tous ces efforts ont étés produits. On vous vend de la lessive, du linge, des meubles, le travail, la guerre, etc.

A la quarantième exposition au message, le paquet de lessive ou le yaourt est à la maison.

Et hop ! C'est à chacun d'analyser les nouveautés qui lui sont proposées et de juger celles qu'il refuse et qu'il accepte. J'ai constaté que cette règle élémentaire de bienséance n'était pas souvent appliquée.

Les IHM sont tout le temps en train de vous asséner leur vision des choses comme étant une vérité. Soit cette vérité est démontrable sans ambiguïté par tous ceux concernés et alors pourquoi pas ?

Mais si elle s'impose à qui que ce soit qui ne la souhaite pas, il faudrait être capable de dire non. Chaque IHM a la capacité de résister à toute suggestion à condition d’en prendre conscience. Cette capacité est une fonction décroissante dans le temps. Elle finit éventuellement par atteindre le zéro.

Puis une fois acceptée, il arrive parfois qu'un autre événement, ultérieur procure suffisamment d'énergie pour y revenir.

Les confusions doivent toujours être analysées rapidement. C'est généralement là que se cachent les choses que nous n'avons pas envie de voir notamment lorsque nous y sommes conduits par des individus, auxquels nous avons indûment accordé notre confiance, qui se révèlent alors mal intentionnés. Il faut apprendre à détecter ce genre de conduite, analyser rapidement leurs intentions et objectifs (altruistes ou égoïstes) et se convaincre de rompre radicalement avec toute atteinte à son propre corpus de règles internes.

Je suis ainsi radicalement gentil et refuse systématiquement les choix qui me sont proposés qui soient susceptibles de nuire à autrui. C'est un choix absolu que le libanais que je suis, qui a grandi sous les bombes, s'est promis en conscience et pour des raisons strictement personnelles dont je ne devrais pas devoir me justifier et encore moins me défendre.

Je ne suis cependant pas idiot et constate que le monde est loin d'être parfait. J'ai simplement choisi de vivre en poussant la limite de mon pacifisme à l'infini. Je ne dis jamais oui à une action qui peut faire du mal à qui que ce soit, même involontairement.

Vous conviendrez que je dois être chanceux d'être encore en vie à 41 ans passés en appliquant cette philosophie tout en faisant mon possible pour apporter une contribution positive au système .

Je pense être un bon chercheur, capable de détecter rapidement les discontinuités et en inférer des méta-modèles. Le méta-modèle le plus général qui sous-tend le processus d'apprentissage est hélas appelé en français hypnose. Ce terme est tellement connoté négativement à cause des films d'horreur ou autres programmes de désinformation, que nous sommes programmés à croire qu’elle n'existe pas en tant que telle. Elle est incompatible avec l'acception cartésienne que nous avons construite du libre-arbitre.

Et pour lutter contre cette programmation, il n'y a qu'un seul moyen: accepter le concept et en prendre le contrôle soi-même. Chacun (sa pensée) pour soi. Je suis le seul qui analyse les propositions qui me sont faites et, pour chacune d'entre elles, je refuse les ambiguïtés.

Ca me rend un peu difficile avec mon entourage. Mais ayant décidé de ne jamais commettre une quelconque action violente, sauf en cas de légitime défense (et encore, j'aboie mais mords rarement), je n'ai pas d'autre choix que la fuite si mon interlocuteur n’entend pas une réponse négative de ma part.

Soit mon contradicteur accepte notre différence d'opinion et les choses peuvent évoluer, soit il les refuse et, n'acceptant jamais une idée que JE juge inacceptable, JE suis donc parfois obligé de fuir plutôt que de faire du mal même à ceux qui seraient susceptibles de m'en faire.

Un merveilleux petit programme judéo-chrétien.

Heureusement que je ne suis pas croyant !

J'aurais pensé que l'idée de pacifisme venait d'une peur d'un quelconque au-delà.

J'ai accepté l'idée que cette question était indécidable. Et que si nous sommes le produit d'une création, alors il est impossible que nous ayons accès au système de nos créateurs.

L'idée même de communiquer avec eux est aléatoire ; le théorème de Gödel s'applique aussi à la psychologie du développement.

L'existence d'un créateur est donc non seulement impossible à prouver mais n'est même pas observable par plus d'une personne.

Vous avez donc le droit de croire ce que vous voulez penser tant que vous savez que ça ne nuit à personne. C'est la seule règle qui devrait exister en démocratie.

Tous les systèmes qui se répètent dans le temps induisent un état hypnotique qui finit par être accepté puis souhaité. Toutes les addictions (pensez aux vôtres, nous en avons forcément tous. Moi c'est le piano ;-) sont construites sur le même principe.

Relisez l’Eloge de la Folie d’Erasme ou le Discours de la Servitude volontaire de La Boëtie. L’idée n’est pas neuve mais elle ne peut être exposée dans un slogan publicitaire et, donc, n’arrive pas se propager correctement.

L'avenir n'existe pas. C'est nous qui, avançant dans le temps, le créons. Nous acceptons depuis les grecs que nous sommes un reflet dans la caverne.

Chacun est sa propre lumière pour commencer. A nous tous, nous projetons notre lumière sur une éventuelle voûte. Son reflet deviendra ce que nous en ferons collectivement.

Il y a des gens qui préfèrent passer leur vie la tête en l'air. Je préfère prévoir les situations qui ne me conviennent pas personnellement et prendre moi-même les décisions qui concernent mon propre avenir.

C'est le seul cas où je peux devenir violent volontairement.

Vous avez le droit d'écouter des suggestions qui ne vous conviennent pas, de les refuser et de ne pas juger pour autant ceux qui les proposent.

La fuite est toujours préférable à toute forme de meurtre. C'est une suggestion qui devrait s'imposer à toute personne sensée.

Plus la situation est complexe et plus il devient difficile de faire le bon choix.

Vous avez le droit de dire oui un jour et non le jour suivant si vous avez de nouvelles raisons que vous n'aviez pas hier.

En toutes circonstances.

C'est le droit élémentaire.

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