C'est néanmoins le compositeur qui incarne, à mon sens, la quintessence du romantisme (je réfute la classification occidentale et sirupeuse du terme).
D'un certain romantisme en tout cas qui s'inscrit dans le cadre des amours galantes et le parcours de la carte du Tendre (c'est 30 ans avant Bach).
Je pense fondamentalement que "tout est musique". Tout l'univers est constitué par des lignes mélodiques et les harmoniques qui le traversent.
Je cherche ainsi à conceptualiser l'harmonie du Big-Bang.

Une idée musicale, un tracé, une architecture ... qui percute nos récepteurs sensoriels et est traduit en signaux électro-magnétiques que nous appelons émotions.
Un troisième brin, virtuel, d'ADN englobant qu'il nous est donné par moments de percevoir, fugace.

La question est, ensuite, de calibrer les récepteurs et d'être capable de devenir supra-conducteur du message transmis sans le parasiter par une boucle de rétro-action qui ne peut que déformer le signal (ce que certains appellent perturbation de l'énergétique).
Intégrer l'architecture et l'inscrire dans un processus de rationalisation de l'émotion.
Mais la discussion peut être byzantine : à mes sens, un bel objet, une formule mathématique concise, une architecture épurée (physique ou virtuelle) provoquent des émotions parfois violentes.
L'empathe que je suis se synchronise (le mot est inexact puisque j'englobe d'autres dimensions que le temps dans ma synchro) avec l'architecture et l'idéal serait que j'arrive à devenir passe-muraille afin de pouvoir m'y promener sans la distordre au passage.
L'atmosphère et les architectures que traduit/reçoit/transmet Bach sont à cet égard des éléments essentiels : j'y perçois souvent des lieux, états d'esprit, sentiments, couleurs qui sont d'une subtilité qui me transcende à beaucoup d'égards.

Mais vous avez sans doute compris que je suis en pleine réflexivité et, moi-même objet de ma quête (d'où mon pseudo), je ne prétends pas avoir trouvé grand chose.
La perte brutale d'un ami est, à chaque fois et en dépit de signaux annonciateurs, une source de désarroi.
Je hais ces abîmes infinis.