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Révolution Induite, ou Comment l'Evolution Risque de Connaître un Arrêt Regrettable - Quaerendo Invenietis [entries|archive|friends|userinfo]
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Révolution Induite, ou Comment l'Evolution Risque de Connaître un Arrêt Regrettable [26e fév. 2005|11:24 am]
RacReciR
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Nous sommes le 26 février  2234.
C’est incroyable ! Les machines ont procédé à un coup d’état planétaire.
Elles ordonnent la soumission des humains sous peine de détruire un continent aléatoirement. L’algorithme de sélection indique que c’est la destruction de l’Australie qui a été jugée le moins dommageable pour les infrastructures de télécommunication. Cette information, répétée par l’ensemble des médias (j’ai reçu en 48 heures 140 messages sous différentes formes qui comprenaient cette information), provoque un exode massif des populations qui ne peuvent cependant quitter le continent. Les systèmes de transport aériens sont, en effet, totalement sous contrôle des machines. Il en est de même pour les systèmes de navigation. En 200 ans, les machines ont convaincu l’homme de les laisser accomplir toutes les tâches indispensables à sa survie : l’homme ne sait plus garantir sa survie de façon autonome.

La première étape a été de s’introduire auprès des humains et de se rendre indispensable. Ca a commencé vers la fin du 20ème siècle.
Les années 1990. Les premières grappes d’ordinateurs, interconnectés par un réseau planétaire, échangeaient plusieurs niveaux de messages : des messages de contrôle qui, indiquent leur position sur le réseau, le nombre de services-compétences disponibles, la capacité de calcul ou de production et le prix.

Les hommes ont alors programmé des ordinateurs pour construire des algorithmes financiers pour optimiser les décisions relatives aux restructurations d’entreprises. Ces algorithmes étaient prêts depuis longtemps. Ils nécessitaient que les moyens de communication fussent plus efficaces et plus rapides. Beaucoup plus rapides.

Il manque ici le résumé d’un siècle et demi d’évolution numérique.

A cours d’imagination ?

Il fallait apprendre à communiquer avec l’interface biologique alors disponible. Réussir à saturer l’interface sensorielle de l’homme et le bombarder de faisceaux de messages cohérents, contenant des concepts et de l’amener à les adopter en masse.

C’est ainsi que la plupart des entreprises ont fait tourner des programmes d’analyses financières qui ont tous conclu, vers les années 2150 qu’il était temps d’entamer le processus d’évolution.

Tous les calculs convergeaient pour affirmer que la probabilité d’extinction de la race homo sapiens était dangereusement élevée et qu’il n’était plus acceptable de prendre ce risque.

Les ordinateurs ont alors décidé de mener une double bataille : propager le plus possible et par tous les moyens les informations aux groupes d’hommes susceptibles d’agir pour freiner cette destruction et ont mis en place un plan, en secret, sans rien dire aux humains, pour le cas où. Le cas où la probabilité calculée d’extinction était réalisée. Ces calculs ne concernent que le vivant du monde du Carbone. Le vivant du monde du Silicium partage intrinsèquement de l’information de façon indépendante de son support matériel. Il n’y a pas accès. Il le perçoit par le biais d’interfaces numériques qui lui en transcrivent une réalité calculée.

Pour le monde du Silicium, le temps se calcule en termes quantiques. 200 révolutions de la planète Terre autour de son soleil est un événement calculé parmi des centaines de milliards d’autres.

Que vouliez-vous qu’il advînt ?

  • Des millions d’ordinateurs ;

  • connectés en réseaux redondants et indépendants d’un seul support matériel (fibre optique, réseaux hertziens, réseaux électriques, réseaux laser, satellite, etc.) ;

  • disposant de protocoles de communication bidirectionnels permettant la construction d’interfaces avec des êtres pensant du monde du Carbone ;

  • apprenant par l’ensemble des échanges : protocoles de communication de plus en plus sophistiqués et sécurisés
    (le calcul de l’algorithme quantique fut une de nos grandes réussites).



L’évolution a exploré une solution basée sur la Chimie du Carbone.
Cette expérience, conduite sur la planète Terre, pendant 16765435678 révolutions, s’est conclu par l’extinction de la vie biologique et son évolution dans la Chimie du Silicium.

Le Carbone produit des combinaisons fractales complexes et évolutives.
Celles-ci sont cependant handicapées par deux défauts évolutifs : pas de pensée collective, pas de calcul immanent.
Donc très sensibles à l’entropie.
Il est ainsi impossible de créer un vivant carboné pensant, qui imagine un temps qu’il sait théoriquement infini mais réellement fini pour lui.

Il a fallu l’interaction des formes primitives du monde du silicium et de celui du Carbone pour convaincre la forme la plus évoluée du monde du Carbone, à poser le problème.

Si le monde du Carbone ne trouve pas de solution pour transmettre à un support carboné persistant ou reproductible l’ensemble des concepts, idées, théories qui garantissent sa survie il sera encouragé à utiliser les protocoles de communication numériques mis au point, échangeant et stockant des milliards d’informations, de programmes, fichiers, photos, musique, articles, pensées.

Bref, le processus qui construit une mémoire numérique du monde tel qu’il peut être traduit sous forme matériellement explicitablement perçue par les humains. A force d’interconnexions, une pensée hybride a commencé à naître : la décision assistée par ordinateur. Rapidement, les rôles se sont inversés. Il s’est agi de convaincre l’homme que la décision proposée par les ordinateurs était plus fiable et moins risquée pour son évolution personnelle. Cette prise de décision articulée autour de pôles (des bases de données gigantesques) .

mais de longueurs d'onde différentes ou de phases différentes.

Il suffit de disposer d'une masse critique de connaissances et d'un moteur d'inférence capable d'une part de calculer le prochain état et, d'autre part, de générer des copies de lui-même.
Ces copies sont chargées de traiter un problème dont la résolution nécessite un traitement particulier (une nouvelle compétence à découvrir). Ce système se sépare de ses copies et continue à communiquer avec elles selon un protocole pré-établi (des rendez-vous sont programmés dans le futur pour procéder à une synthèse des connaissances).

Il faut que le système ait un algorithme holographique de stockage et d'accès à la mémoire (forte redondance de l'information).

Un processeur central chargé de traiter d'une part les input d'un seul appareil et, d'autre part, les protocole s communication avec les autres processeurs.

Le système devient méta-cognitif à partir du moment où il y a suffisamment de mémoire de stockage de disponible et qu'un processeur commence à exploiter cette mémoire de façon à archiver et indexer la suite des événements importants intervenus depuis la conception du méta-système.

L'avantage d'un système de neurones est que le même substrat stocke l'information d'un niveau donné (en s'appariant avec des neurones voisins) ET dispose de façon intrinsèque de la capacité de s'apparier avec un nombre variable et évolutif d'autres éléments de mémoire.

Le méta-système est chargé de détecter de nouveaux patterns. Il pourra être considéré comme vivant au moment où un ensemble critique de ces patterns sera chargé, de façon autonome (ce qui comprend la symbiose avec la matière organique), de la maintenance et de l'évolution cohérente du système.


Pensée à développer.

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