?

Log in

No account? Create an account
On n'a jamais vu un cheval remercier son jockey - Quaerendo Invenietis [entries|archive|friends|userinfo]
RacReciR

[ Amorçage | RiceRcaR ]
[ Réflexivité | moi je ]
[ Archives | Réminiscences ]
[ Piano | Radio blog ]
[ Youtube | Videos ]
[ Home | In Principiam... ]

On n'a jamais vu un cheval remercier son jockey [26e oct. 2006|01:21 am]
RacReciR

Quand on a été jeune, on devrait être capable de ne pas l'oublier.
Le service public qui, pour une fois, fait son travail, avait consacré un film en deux épisodes à la longue carrière de Chirac.
La phrase-titre est tirée de ce reportage.
Je l'ai notée pour m'en souvenir.
Ledit cheval est néanmoins parvenu Président.
Toutes les turpitudes possibles et imaginables.
C'était donc rafraichissant d'avoir, mise bout à bout et d'un seul tenant, toute l'histoire.
Dans une des dernières phrases du film, on entend notre héros affirmer : "J'avais des idées quand j'avais 20 ans. J'ai toujours les mêmes".

Caligula avait mis au service de son cheval Incitatus, outre une écurie de marbre et une mangeoire en ivoire, une troupe d’esclaves et du mobilier.
L'histoire conte qu'il l'aurait même fait nommer Consul.

Comment trouve-t-on une idée ?
Par association de malfaiteurs d'idées.
Le retour de l'enfant prodigue.
Je n'arrête jamais de chercher et de corriger mes erreurs.
J'en commets un paquet, une vraie expertise.
Le reste est venu de fil en idée, en cours de route.

2011, tempête solaire + CEM possibles.
La plupart des centrales électriques et des appareils en fonction risquent de subir un court-circuit qui les détruira.
Il va fallloir avoir fait des provisions, rendu la maison autarcique en énergie et fait provision d'eau, de médicaments, pour espérer tenir les 2-3 ans de pénurie prévisibles au cas où ce chat-là sort de sa boîte.

J'ai enchaîné, pour la première fois de ma vie, le premier prélude et fugue en Do Majeur.
Le prélude est connu de tout le monde. Gounod l'a popularisé en y collant un ave Maria.
La fugue est beaucoup moins connue.
Elle comporte 4 voix.
C'est ma première.
Je commence à entendre ces voix pendant le jeu.
Les doigts et la mémoire sont encore mal assurés.
C'est ainsi que j'ai compté penser en 4 quatre langues : français, arabe, anglais et en musique.
En fonction de la situation et des idées abordées, c'est tantôt l'une ou l'autre de ces langues qui est automatiquement employée.
Le fruit de 40 ans d'apprentissage et de bains quotidiens dans ces différentes sources culturelles.
Parfois, au bureau, en pleine discussion ou seul devant l'écran, ma pensée dérive en anglais ou en arabe.
Il m'a fallu de longues années pour, en France, accepter de penser en arabe avant de trouver cela normal.
Le poids d'un racisme bourgeois.
Le plafond de verre auquel je me suis heurté depuis des années et qui demeure là, immuable.
A moins de forcer mon attention pour émuler dans une langue une pensée qui y est mal adaptée.
Un concept qui se décline avec d'autres émotions.
C'est ainsi, par exemple, que je pense parfois en arabe.
C'est ce qui sort mécaniquement.
Je traduis ici ma pensée.
Je pense la famille en arabe aussi.
Elle est beaucoup plus chaleureuse qu'en français.
Et bien plus envahissante mais à toute qualité son défaut.
J'écris en français et, parfois en anglais mais je suis moins à l'aise par manque de pratique.
Il faut conduire les quatre voix en parallèle.
Egales mais différentes.

Bach n'apprend pas à jouer 15 morceaux de contrepoint à 2 et 3 voix dans ses inventions.
Il apprend à jouer de la musique. De façon générale.
Les 2 fois 15 morceaux sont l'algorithme qui permet d'y parvenir.
15^2+15^3=3600 comparé à 2^15+3^15=14381675.
Il y a plusieurs ordres de magnitude de différence entre ces deux nombres.

Je n'ai cependant pas encore réussi à lire correctement.
Progrès lents et réguliers.
Chevalier du clavier, disait Bach.
Ca voulait dire, dans sa bouche, besogneux.
Qui fait la guerre aux claviers.
J'ai craint, à un moment, que pour un adulte, l'algorithme d'apprentissage de la lecture fût devenu moins efficace.
Bach ayant inventé cette méthode pour un enfant de 8 ans dont les aires du cerveau sont en cours de maturation, alors que la plasticité d'un adulte, bien que non négligeable, est moindre.
Il n'en est rien.
Par ailleurs, l'apprentissage n'est pas commutatif .
Apprendre A puis B ne donne pas forcément le même résultat qu'apprendre d'abord B puis A.
La complexité est exponentielle en fonction du nombre de paramètres.
De l'importance du choix et des valeurs.

LienRépondre