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Sociologie des Technologies [1er mar. 2005|05:24 pm]
RacReciR
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Sociologie des Technologies


Le système qui souhaite se réformer, rencontre un certain nombre de freins.

Une partie d’entre elles ont bien été analysées depuis Courteline, Kafka, Gabor, Crozier, etc. :

  • Organisation pyramidale rigide et quasi-militaire.
  • Culte de la procédure au détriment du service.
  • Manque de motivation individuelle.
  • Initiatives sanctionnées.
  • Décorrélation entre compétences, activité et rétribution.
...d'où augmentation de l'entropie du système jusqu'à son implosion naturelle.

Il y a 2 façons d’appréhender les technologies : les subir ou les utiliser.

Ces 2 manières de voir le progrès sont les deux pistons du moteur évolutif.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais, personnellement, je préfère utiliser plutôt que subir. J’ai d’autant meilleure conscience dans le cas des technologies, que celui qui subit n'en a cure : nous ne sommes pas près de voir un ordinateur réclamer une réduction du temps de travail.

Moi je peux être amené à la réclamer, si le travail m'est pénible d'une quelconque manière ! Il est ainsi des idées que je me refuse à élaborer en détail.

Nous sommes à une époque où une partie croissante des activités peut être automatisée.

Etant donné que nous sommes en train de construire un monde dont une importante composante sera virtuelle, ne pourrions-nous pas, dans ce monde où le temps n'a pas de sens, utiliser ces potentialités pour améliorer concrètement des domaines aussi divers que les transports, la santé, la Recherche, L’Art et la Culture, les infrastructures, les entreprises, l’Administration, etc. Nous sommes forcés de subir les contraintes du monde matériel, ces contraintes n'ont pas cours dans l'autre monde.

Nous savons tous que l’apport des technologies est inéluctable. Ce qui est en train de se dessiner est une nième guerre entre les anciens et les modernes. Ces guerres sont identiques aux guerres de religion : anathème de toute part et bûcher pour les hérétiques.

Il y a le groupe des anciens qui a décidé que, lui, vivant, il ne s’abaissera pas à taper sur un ordinateur comme une vulgaire dactylo (je provoque exprès, j’ai déjà entendu cette phrase des dizaines de fois). Ces gens pensent qu’une pensée noble et raffinée ne peut en aucune manière s’abstraire du doux crissement de la plume sur le papier. Le jugement est un tantinet réducteur.

Il y a d’autre part, les abrutis décrits par ces premiers, dont l’horizon déborde rarement de l’écran de leur ordinateur.

Je n’ai rien à en dire. Ils existent.

J'ai le regret d'en connaître.

Et il y a ceux qui ont grandi avec un ordinateur, qui l’ont vu tout petit et qui se sont élevés en sa compagnie.

Qui peuvent aussi parler de Bach ou de Mozart ont lu Proust, Racine, Molière, Céline, Sartre… et utilisent, nativement, un clavier et un écran d’ordinateur en lieu d'une Plume Sergent Major et du crayon et pour qui ces outils sont devenus de transparents et non moins fidèles compagnons.

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