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farniente : premier coup de soleil - Quaerendo Invenietis [entries|archive|friends|userinfo]
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farniente : premier coup de soleil [12e mar. 2007|05:34 pm]
RacReciR
[Humeur |bouncybouncy]

Pied pensantJe forme, entrant dans ce billet du pied gauche, le vœu de ne pas cristalliser un sort contrarié en me réjouissant mais, à défaut de félicité dont j’ignore tout, je trouve ces id(é)es de mars (dé)structurantes et rend grâce aux muses.
Je participais tantôt à une réunion passionnante quand je me suis surpris à laisser mon regard vagabonder à l’extérieur.
Nous étions dans la salle du Conseil de la BNF (Tour des Lois) et, de la place stratégique que j’avais choisie, s’étendaient la Seine ensoleillée couchée sous un ciel uniformément extra-terrestre.
C’est donc le regard éperdu dans le bleu que j’ai réalisé percevoir 4 plans de vision superposés.
- Un premier (quelques centimètres), rapproché, où se baladent les différents filaments qui habitent les humeurs vitrées ou le cristallin (je n’en sais plus trop rien et peu me chaut) ;
- Un deuxième plan plus éloigné (de l’ordre du mètre) où, telles des amibes, se promènent rapidement de petits objets lenticulaires translucides ;
- Un troisième plan, lointain (en km), où grouille une myriade de lucioles blanc étincelant et insaisissables ;
- Un quatrième et dernier plan qui représente l’objet que l’œil croit embrasser et que le cerveau finalement étreint.

Parfois, entre le deuxième et troisième plans s’intercale un plan éthéré que je ne discerne pas bien et où, semble-t-il, se reflète le fond de l’œil (j’entraperçois ainsi un cercle – à gauche – dans la vision périphérique qui ressemble à s’y méprendre à l’ouverture de l’iris).

Et alors, quoi de neuf sous le soleil ?
Rien !

C’était une observation aléatoire lancée en l’air puis jetée en pâture à quelques électrons qui n’en demandaient pas tant.
Quant à moi je me suis ensuite adonné à cœur joie à une de mes (inoffensives) non-activités favorites : far niente.
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