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L'Etat Naturel - Quaerendo Invenietis [entries|archive|friends|userinfo]
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L'Etat Naturel [7e sep. 2007|07:05 pm]
RacReciR
On a plein de bagages dans nos soutes.
Tout le monde en a.
Alors que tous les textes expliquent qu'il faut voyager léger.
Et, forcément, nous répugnons à nous en dépouiller.
C'est normal.
Ce qui est moins normal, c'est de vouloir expérimenter l'Etat Naturel.
Ca ne s'expérimente pas.
Ca se vit.
Ce vide, cette communion avec le chaos primitif, cette lumière, plus d'espace, plus de temps.
Et un bonheur ineffable.
C'est une mauvaise description.
Par définition, puisque j'utilise des mots pour la transmettre et que l'ineffable est ... ineffable.
Alors, forcément, quand on décrit pareille expérience, elle est personnelle.
Personne d'autre que soi ne l'a vécue, ne la vivra jamais.
Pas même soi.
Elle est passée.
Ca ne sert à rien de retenir le geste.
Il faut arrêter les pensées et (re)tourner le regard vers leur source.
Abandonner les cinq sens.
Puis le sixième.
Laisser aller.
Ensuite tout libérer.
Corps puis esprit.
Retenir la respiration jusqu'à l'inconscience et rester en contemplation.
Ce qu'on voit est une illusion.
Il faut le réaliser pas l'expérimenter.
Ni juste le comprendre.
C'est au delà.
C'est la Nature de l'Esprit, l'endroit primitif d'où sort l'âme.
C'est là qu'elle retournera.
Et ce n'est pas un lieu, ni une situation.
Elle est connaissante et vide.
Tout peut en surgir et tout y retourne.
Le contraire aussi.
Il n'y a plus de volonté.
Plus rien.
Ah oui.
Lâcher le chronomètre (autant que peut se faire).
Je n'imagine pas les yogis en train de compulser leur clepsydre au fond de leur grotte pour mesurer le passage des années de réclusion.
C'est, par ailleurs, la moindre des choses quand on reçoit un invité, de ne pas chronométrer son temps de présence.
Jeter discrètement un coup d'oeil au cadran de l'horloge est même mesquin.
De qui se cacherait-on ?
De soi-même.
Se soumettre à des tests alors que l'on déplore que la Science prétende tout expliquer.
C'est au delà.
Il faut laisser aller sans se soucier du temps.
Rompre cette grande illusion.
C'est elle qui englobe, qui synchronise toutes les autres.
Elle tourne la roue.
Il faut savoir l'arrêter.
Il faut aussi réussir à libérer ce sentiment de culpabilité qui peut jaillir de certains recoins.
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