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rétro-viseur [10e oct. 2007|12:50 pm]
RacReciR
[Où suis-je ? |noosphère]
[Humeur |contemplativecontemplative]

On ne peut pas être le véhicule conscient d'une quelconque transcendance.
Par définition, si j'ose dire.
Il faut se perdre soi-même, oublier son existence, se fondre dans le chaos.
Alors, peut-être.
Elle ne peut donc être vécue qu'a posteriori, par procuration.

Le grand danger consiste d'une part à vouloir revivre un moment dont on ne garde qu'une image et, d'autre part, à nourrir des re-sentiments (nostalgie, envie, colère, etc.) à l'idée que ce moment-là (puisqu'il faut bien qu'une expérience se soit inscrite dans le temps) soit derrière nous !
C'est ce que dit Dieu à El Arabi dans son Livre des Contemplations Saintes : "En fait la saisie se fait derrière toi, si elle se faisait devant toi il n'en resterait pas un".
De l'importance que le corps énergétique du sujet soit à même de supporter le choc de sa re-création/séparation.

Seuls le sentiment de joie et le souvenir de béatitude doivent demeurer.
Le souvenir d'avoir été suffisamment absent pour que la Présence se manifestât.
La joie de nourrir l'idée que, peut-être, elle nourrira d'autres absences.
Le souvenir nourrissant la joie qui alimente le souvenir.

Et, surtout, ne rien attendre, perdre l'espoir et abandonner tout désir (il n'en resterait pas un).
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