?

Log in

No account? Create an account
Crépuscule des dieux - Quaerendo Invenietis [entries|archive|friends|userinfo]
RacReciR

[ Amorçage | RiceRcaR ]
[ Réflexivité | moi je ]
[ Archives | Réminiscences ]
[ Piano | Radio blog ]
[ Youtube | Videos ]
[ Home | In Principiam... ]

Crépuscule des dieux [2e avr. 2005|09:37 pm]
RacReciR
[Humeur |weirdweird]
[Ecoute |Charpentier - Te Deum]



C'est l'histoire de la fin d'un monde.

Le Système, où se trouve plongé mon IHM, est moribond.

Il souffre de plusieurs maux qui en menacent l'existence même.

Il a finit par décourager la majorité de ses agents : travaux démotivants, absence de responsabilité, culte de la procédure (et du) papier, inadéquation entre compétences et emplois, structure hiérarchique militaire, opacité des circuits de prise de décision, etc.

Les agents ont compris depuis longtemps qu'ils ne pouvaient compter sur personne pour traiter ces problèmes et, par une mécanique diabolique (bien décrite dans la littérature), alimentent la spirale infernale.

On ne compte plus les quinquagénaires qui préparent leur retraite dans des conditions encore paradisiaques, en freinant des quatre fers les initiatives de sauvetage de leurs benjamins, dans leurs tentatives de réforme tout en leur laissant entrevoir des perspectives où travailler davantage sera la norme. Cotiser pour une réforme qui, mécaniquement, sera plus longue à acquérir.

La notion même de service public est amoindrie.

La pression ne s'exerce que d'un seul côté, l'argent, et déséquilibre totalement l'édifice.

Le malheur c'est que, non seulement tout ce que leur ont dit les communistes à propos de l'économie socialiste est faux, mais qu'en plus, tout ce qu'ils leur ont dit au sujet de l'économie capitaliste est vrai.

Que voulez-vous qu'un élément du système fasse ?

S'il émet une opinion sur un dysfonctionnement quelconque, il est suspect de mauvaises intentions ou de vouloir régler un compte personnel. Cela doit sans doute exister mais la règle générale est qu'il est de l'intérêt personnel de l'agent de ne pas bouger. D'en faire le moins possible. C'est la seule position qui garantisse de ne pas (se) nuire. Ne pas faire office de de paratonnerre. Toutes les autres possibilités d'avancement sont aléatoires et dépendent de protocoles non-écrits et éminemment subjectifs. Ils ne peuvent donc pas être admis et encore moins partagés par les agents concernés.

Les syndicats perpétuent une langue de bois qui fleure bon son combat du XIXième siècle et ne s'occupent pas des situations réelles vécues.

L'administration du Système s'effectue au travers d'un rétr'oviseur déformant qui s'obstine à refléter une réalité en décalage de plusieurs décennies. C'est un temps significativement élevé, suffisant pour que la probabilité de rencontrer un écueil se réalise.

Pendant ce temps, l 'équipage s'occupe de finir de repeindre les décors pour la réception du soir.

Pardon, on m'appelle. Il faut que je donne mon avis sur la couleur.

Bleu de Prusse. Très bien !

Plume (O.), Séraphin(J.) et Hercule (E.) regardent, affalés dans un canapé, la retransmission des Miss Univers 2525 pendant que je dicte.

J'ai honte.

 

LienRépondre

Comments:
From: (Anonymous)
2005-04-06 02:51 pm (UTC)
l`element perturbateur du systeme que tu nommes paratonnerre est connu depuis l`antiquite sous le doux non de pharmakos, plus communement bouc emissaire. depuis les gais temps bibliques, le pharmacos etait le fils d`abraham que son pere a bien voulu sacrifier a l`autel de dieu, un sacrifice qu`il a accepte de celebrer par obeissance la ou d`autres verraient un bel exemple du complexe d`absalon- voir quelques generations plus tard du cote de david-, le pharmacos est l'illumine de service qui s`etonne devant les disfonctionnement, s`echine a les clamer, cheche eperduent la verite, observe prudemment par les autres qui le regardent se demener et se tapissent dans leur grisaille. on connait la finalite, pharmacos c`est celui qui perit pour guerir la societe malade. bonne guerison.
(Répondre) (Thread)