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Le chant des sirènes - Quaerendo Invenietis [entries|archive|friends|userinfo]
RacReciR

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Le chant des sirènes [8e jan. 2008|10:42 pm]
RacReciR
J'ai vécu une expérience qui m'a traumatisé cet après-midi.
La même scène qui m'aurait rempli d'aise il y a quelques années à peine.
Je me suis fait draguer dans le RER.
Un jeune homme dans le coeur de ma fourchette. La trentaine, ni beau ni laid, ni grand ni petit, me toise d'un regard bleu-vif à peine étais-je arrivé sur le quai où j'attendais le RER après une dure journée de labeur.
Pile poil le prototype du mec qui me fait craquer à tous les coups et auquel je suis incapable de résister.

Il ne m'a quasiment pas quitté des yeux pendant les 2-3 minutes d'attente, s'est collé à moi pendant que je laissais les passagers descendre avant de monter dans le wagon et s'est installé en face de moi où il ne m'a quasiment pas lâché du regard pendant les 5 longues stations qui séparent mon travail de mon domicile.
Le cauchemar !

A cette distance, je sais être sensible aux phéromones sexuelles et il m'est impossible d'en parer les effets sur ma propre libido.
Malédiction supplémentaire, si je puis dire, être télépathe s'avère un handicap certain dans pareilles circonstances.
J'avais beau ne pas le regarder, je savais qu'il me regardait et je sentais les pulsions sexuelles qu'il développait avec lesquelles mon corps s'est mis en résonance automatiquement, en miroir.
La tête n'en menait pas large pour autant.
J'arrive généralement à bloquer les pensées qui m'assaillent de "l'extérieur" quand elles sont conceptuelles mais je ne peux rien faire devant des flots d'émotion pure : haine, colère, rage, peur, angoisse, désir.
Je sais d'expérience être capable d'à peu près neutraliser les premières mais, devant un flot d'émotion sexuelle provenant d'un homme qui me plaît à ce point et dont je sais être l'objet, je ne fais pas le poids.
J'avais beau savoir que je détectais son excitation et qu'elle alimentait la mienne, une fois le moteur en route j'étais foutu.

J'ai patiemment attendu pendant plus d'un quart d'heure où j'ai essayé de transmuter les énergies reçues et émises dans un vase (que j'ai pu pour l'occasion constater fissuré), me suis levé au dernier moment pour descendre poussant un ouf de soulagement en constatant que ma station n'était pas la sienne et suis rentré chez moi la queue entre les jambes.
Ayant produit beaucoup d'effet Joule.
Tremblant en contrecoup et me sentant quasi-violé alors que j'ai à peine été effleuré par un homme qui me plaisait et à qui je plaisais.
Inutile de dire que j'avais beau savoir et me répéter que j'avais affaire à une expression de la vacuité et que rien de ce que je vivais n'avait d'existence inhérente, rien n'y faisait.
Le garçon m'apparaissait toujours aussi désirable et j'avais une envie toujours aussi irraisonnée de céder à nos désirs.

Rien en somme qui eût dû me perturber.
Entendez-moi bien, je n'ai aucun problème moral ou métaphysique qui m'interdise de coucher avec qui bon me semble.
J'ai même raconté cette histoire à O. auquel j'aurais aussi bien pu raconter que nous avions fait "crac crac" sans que cela le traumatisât outre mesure. Il en a vu et vécu des centaines d'autres.
C'est juste que, dans la circonstance, je me suis laissé déborder par un flot d'émotions d'une intensité insupportable et que je sais n'avoir dû le succès de ma "résistance" qu'à des conditions indépendantes de ma volonté.
Laquelle volonté propre avait, elle, été balayée par mes hormones.
J'ai physiquement résisté mais mentalement cédé à la tentation et je fais des efforts depuis pour ne pas me traiter de tous les noms.
Je suis, pour l'instant, totalement incapable de laisser une situation pareille se  libérer toute seule sans y laisser des plumes.

Eût-ce été dans un lieu de convivialité, la chose eût été rapidement consommée.
Mais nous étions dans les transports en commun et je me rendais compte en direct que je n'étais pas prêt de surmonter pareille épreuve si d'aventure elle se présente en rêve ou dans les bardos.
Il suffira que je m'envoie ce spécimen-ci ou un équivalent et ma chute est consommée.
Je me paye un tour supplémentaire à tous les coups.
Je ne veux pas prendre perpet une fois de plus !
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Comments:
From: flo75
2008-01-09 02:11 pm (UTC)
C'est pour cette raison que les discours sur la vacuité, je n'y crois que si la personne a surmonté un certain nombre de voiles, dont la présence ou l'absence est évidente dans son aura. D'ailleurs on en parlait avec T au sujet d'un dévôt d'Amma de longue date, à qui je trouve une aura franchement lubrique (et je ne suis pas la seule apparemment). Il peut me tenir tous les discours qu'il voudra sur l'amour (chez Amma c'est l'amour, plutôt que la vacuité), je sais que c'est subordonné à d'autres facteurs.
D'ailleurs je n'écoute jamais ce qu'on me dit, je regarde seulement les canaux (ce que je peux en voir).
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[User Picture]From: ricercar07
2008-01-09 03:44 pm (UTC)
- En fait, j'ai réussi à interrompre un rêve de Q (très agréable, bien entendu) il y a à peine qq semaines et j'étais pas trop mécontent de moi. Je me rends compte aussi que j'ai la plupart du temps un niveau de conscience ténu en rêve (au moins "je sais que je rêve"). Du coup, l'expé d'hier était bien plus traumatisante parce que je savais que je serais débordé le cas échéant (et que je n'arrivais pas au niveau de conscience du rêve)...
- Je comprends beaucoup mieux que les filles se voilent (c'est pour se protéger d'elles-mêmes) surtout dans les bleds où la moindre incartade leur vaudrait des emmerdes à vie.
- J'aimerais bien, à l'occasion, que l'on échange sur ce que tu entends par "voir les canaux". Si c'est de la "vision" directe ou indirecte ? J'ai perso une perception grossière (je perçois une aura) et indirecte mais je ne peux pas dire "je vois les canaux".
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From: flo75
2008-01-09 04:14 pm (UTC)
Je ne sais pas ce que tu appelles direct ou indirect. Par exemple tu peux voir Amma bleue, mais ce n'est pas avec les yeux, puisqu'aucune photo ne l'a jamais prise bleue, et pourtant tu la vois bleue. Pour ce qui est des canaux, j'ai l'impression que les gens sont comme des anémones de mer, mais il n'y a aucun couleur (sauf le noir et le blanc laiteux). C'est plus ou moins transparent, souple, cassant, collé, libre, gluant etc... Je pense qu'avec une vision assez claire de ça, on peut en effet prédire la casse qu'il y aura avec telle ou telle pratique.
Et l'aura, c'est quoi (dans ta vision) ?
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From: flo75
2008-01-09 04:24 pm (UTC)
J'oubliais. Il y a 2 choses. Les canaux, et ce qui traîne dedans (les vents et karmas, je suppose). Par exemple quand je dis qu'un type est "lubrique", ça concerne moins la forme de ses canaux qu'une espèce de substance gluante qui se trouve à l'intérieur.
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[User Picture]From: ricercar07
2008-01-09 07:12 pm (UTC)
Ca pourrait être de la vision avec les yeux. Je vois bien des tiglés en direct.
Quant à l'aura, ça dépend des gens et de mon état : je peux voir "directement" des halos de lumière qui "ombrent" le corps de la personne (des couleurs claires) ou alors c'est indirect et c'est une image mentale que je surperpose à celle physique que j'ai sous les yeux (du genre sniz où j'avais l'impression de contempler un serpent à so[r]nnettes)... ou les trucs gluants que je peux aussi ressentir/percevoir
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From: flo75
2008-01-09 07:51 pm (UTC)
Au fait, est-ce que tu peux voir/percevoir ta propre aura ?
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[User Picture]From: ricercar07
2008-01-09 08:31 pm (UTC)
pas (plus depuis mon enfance) en vision directe...
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