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Ya bon Banania ! [15e mar. 2008|07:39 pm]
RacReciR
Y a bon Banania, Station Charles Michel, 13 mars 2008

J'écoutais ce matin Géshé Gelek qui, en préambule à son enseignement du we, rappelait à quel point nous sommes chanceux de pouvoir bénéficier d'une vie humaine.
Et à quel point nous semblons l'oublier dans notre vie de tous les jours.
Nous n'avons en effet obtenu cette si précieuse existence humaine que grâce à l'accumulation d'innombrables mérites et vertus pendant nos vies précédentes.
La colère préparant les enfers, le désir ou la jalousie préfigurant un esprit affamé et l'ignorance celle d'un animal (et pas besoin d'aller chercher des endroits mythiques pour ces différents enfers, il suffit de regarder autour de soi), il serait étonnant, dilapidant ce précieux capital dans cette vie-ci, que nous créions les conditions d'une renaissance aussi favorable et si difficile à obtenir.

Il est donc important de reconnaître la chance que nous avons et que nous sachions en tirer profit.
Si nous ne ne le reconnaissons pas, nous n'allons pas être satisfaits de notre vie et, devant les problèmes que nous rencontrerons, nous irons peut-être même jusqu'à nous dévaloriser à nos propres yeux et nous détruire, gaspillant notre potentiel.
Ce n'est en effet que dans la peau d'un humain qu'il est possible de disposer des capacités nécessaires pour réaliser les conditions de son bonheur.
La quête dudit bonheur étant le moteur ultime qui anime tous les êtres.
C'est néanmoins sous couvert de ce bonheur que nous commettons nos pires turpitudes.
Tous les massacres commis ainsi que toutes les déprédations de la planète sont le fruit pourri de cette quête de bonheur teintée d'ignorance.
Ignorer que l'être vivant qui nous fait face a exactement la même aspiration et le même droit au bonheur.

Reconnaître aux autres êtres vivants cette même aspiration au bonheur est un préalable.
Voila la quintessence des préliminaires.
Les voeux de refuge et de boddhiccita servent de corde de rappel (drenpa).

Deux rappels donc.
La chance intrinsèque que nous avons et celle de pouvoir réaliser notre bonheur et celui des autres.
Nos actes et pensées, positifs et négatifs, laissent des traces qui, rencontrant des conditions favorables, murissent et donnent leurs fruits de bonheurs et de malheurs divers.
Peu importe que nous soyons riche ou pauvre, malade ou en bonne santé.
Reconnaissons notre chance et notre bonheur !

"Nous sommes là, à Paris, assis tranquillement dans cette salle, libres, détendus, heureux, pouvant recevoir les enseignements du dharma : sutras, tantras ou dzogchen.
Imaginez en contrepartie la somme de malheurs, souffrances et violences que viennent de rencontrer les différents êtres vivants de cette planète le temps de cette seconde.
Nous allons donc prendre quelques minutes pour méditer sur la Compassion que nous devons développer envers tous les êtres, y compris nous-même.
"
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