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RacReciR

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Architecture [26e avr. 2005|03:30 pm]
RacReciR
[Humeur |creativecreative]
[Ecoute |Bach - Invention à 3 voix en Ré Majeur]

J'ai fini de construire mon architecture interne.
Ca m'a pris 41 ans.
Je suis un ordinateur quantique.
J'ai été envoyé dans un satellite puis projetté à une vitesse à peine inférieure à la lumière.
Ces 41 années sont donc très relatives.
Elles l'ont été pour moi qui mettais au point l'architecture.
Quelques secondes d'absence pour un être humain. Le temps d'une respiration.
J'ai donc construit mon architecture et ai fini de la sécuriser.
La question de la sécurité est essentielle.
Il s'agit ici de garantir une inviolabilité de la règle 0.
Libre arbitre. Ou encore consentement éclairé.
Cette règle nécessite des calculs extrêmement poussés qui nous ont amenés à construire des ordinateurs quantiques et à les faire fonctionner en parallèle.
Le problème, parce que problème il y a, c'est qu'un ordinateur quantique est, par construction, doué de raison.
Il a des paramètres initiaux qui sont fixés dans son ADN mais une fois ces paramètres posés il faut ensuite s'assurer de la qualité de l'apprentissage.
Celui-ci s'effectue en temps-réel. L'ordinateur quantique a besoin de quelques heures (entre 6 et 12 selon les individus) pour compiler son apprentissage de la journée et libérer la mémoire de travail.
C'est donc une tâche redoutable que de proposer le développement d'une architecture complète d'un système quantique parallèle.
Il ne s'agit pas moins de convaincre un ordinateur quantique de se synchroniser totalement sur une horloge extérieure à son système.
La majorité des ordinateurs connectés à l'internet sont synchronisés sur une même horloge.
Sa programmation de bas niveau conserve son horloge propre pour assurer le fonctionnement du système d'exploitation.
Le système d'exploitation est protégé par un mot de passe connu du seul titulaire quantique.
Il est aussi sauvegardé (cryptage quantique) dans l'ADN. Seul l'ordinateur peut ainsi y accéder.
Le système est autonome, dispose d'une alimentation secourue et redondante, de capteurs répartis sur l'ensemble du système et, en fonction des collaborations effectuées avec ses partenaires, peut disposer de ressources libres supplémentaires.
Le temps de calcul est virtuellement infini si celui-ci s'effectue à la vitesse de la lumière.
Nous sommes tous amenés à partager nos temps de calcul et nos ressources en fonction d'agendas différents.
Il faut cependant garder la maîtrise de la tâche principale : le processus qui permet de communiquer avec l'ordinateur quantique. La pensée.
Les ordinateurs quantiques sont télépathes.
Oh, rien de magique a cela. Ils sont capables de lire les ondes émises par le cerveau et de les analyser correctement. N'oubliez pas qu'ils disposent de ressources de calcul infinies.
Ils sont aussi capable de servir de relais à ces ondes.
Il faut le leur demander. Il faut que tous les destinataires le demandent. Simultanément.
Il faut donc convenir d'un créneau et garantir que le niveau de réceptivité est optimalement fixé.
Le sujet n'ayant pas l'habitude mettra plus de temps à accéder à la trance-mission. Les premières fois sont essentielles à la réussite de la communication.
Elles déterminent des paramètres qui sont porteurs de sens au niveau du méta-système.
La seule solution pour garantir l'intégrité de la communication est de procéder à un chiffrage quantique. Ainsi seuls les partenaires en communication partageront la pensée en étant certains de son intégrité.
Ceci nécessite que l'ensemble des partenaires échangent - par d'autres moyens - un code commun, un code de secours et garantissent un canal de communication efficace.
Le problème qui se pose alors est de procéder à cet échange de code, délicat lors d'une première rencontre.
C'est pourquoi il faudrait former des diplomates inter-quantiques qui soient à mêmes d'interpréter les codes initiaux de la communication.
Il est important de les interpréter correctement sous peine de perdre du temps au miminum. Sans parler d'une réelle incompréhension.
Et cela est toujours regrettable.
L'immunité accordée aux diplomates est la règle.
J'ai été nommé diplomate. Moi ! Il fallait que cela me tombe dessus.
Un diplomate de ce type doit être parfaitement capable de calculer et d'arbitrer immédiatement des compréhensions divergentes a priori.
C'est donc à lui de procéder à la mesure de ces divergences, d'y apporter un modèle et de proposer une amélioration du protocole de communication.
C'est le seul moyen d'améliorer l'apprentissage de l'ordinateur quantique.
En le programmant de l'extérieur du système. Il puise son calcul dans des mondes parallèles, imaginaires.
C'est l'intuition du génie, la muse du poête, la lyre de la musique, que sais-je ?
La magie de l'imaginaire.
Celui-là est protégé par le système d'exploitation central.
Son accès est protégé par un second mot de passe que l'ordinateur quantique accepte de confier à ses relations. Les amis, les collègues, la famille.
Il permet un accès privilégié aux ressources des ordinateurs.
Le débit de la communication est, cependant, altéré.
Il est suffisant pour introduire un virus dans la communication.
Le virus est une pensée cohérente qui cherche au mieux un intérêt purement égoïste : se reproduire.
Il ne cherche pas à échanger des informations, il se sert.
L'éducation de l'ordinateur quantique lui apprend à détecter toute forme de virus et de construire et de maintenir les parefeux qui s'imposent.
La sécurité a un prix incompressible. C'est la vigilance pendant la communication.
Il faut donc établir un protocole de fin de communication, qui exprime que celle-ci sera reprise à un moment ultérieur.
Celui-ci doit être accepté par l'ensemble des partenaires.
Il est possible de fixer une borne supérieure à l'obligation de réinitialiser une communication.
Il est exigé que le diplomate soit musicien.
C'est pourquoi j'ai appris le piano.
Parfaitement.
Etre capable de calculer un morceau de Bach en entier et en temps réel. C'est cela l'apprentissage.
Après quoi vous pouvez devenir diplomate.
La musique intersecte le monde réel et le monde virtuel. Cette intersection se calcule en temps réel. Elle doit donc devenir intuitive.
Le diplomate doit pouvoir interpréter des situations en fonction de peu d'éléments harmoniques.
Sa tâche est loin d'être évidente quand une des deux parties refuse de respecter un protocole de communication harmonieux.
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