?

Log in

No account? Create an account
le 22 mars 2008 - Quaerendo Invenietis — LiveJournal [entries|archive|friends|userinfo]
RacReciR

[ Amorçage | RiceRcaR ]
[ Réflexivité | moi je ]
[ Archives | Réminiscences ]
[ Piano | Radio blog ]
[ Youtube | Videos ]
[ Home | In Principiam... ]

22e mars 2008

Siegfried [22e mar. 2008|11:03 am]
RacReciR
[Ecoute |Wagner - Siegfried - Furtwangler alla Scala di Milano, 1950, live]

DragonLa deuxième journée se joue quelques années plus tard.

Premier acte
Sieglinde a trouvé refuge dans la forêt auprès de Mime auquel elle a conté son histoire.
Elle meurt cependant en donnant naissance à Siegfried qui reste à la charge de Mime qui l'élève, espérant exploiter un jour son potentiel.
L'enfant grandit sans connaître la peur.
Il dompte les ours et les animaux sauvages de la forêt et, reportant sur Mime la douleur et l'absence de sa mère, il le maltraite et le méprise en dépit de l'éducation, du gite et du couvert qu'il reçoit.
Mime finit par avouer à Siegfried les conditions de la mort de son père Siegmund et lui montre les restes de l'épée, Nothung.
Il lui laisse croire que seul le dragon invincible pourra lui apprendre la peur.
Seul le porteur de l'épée pourra défaire ce dragon.
En dépit de son art, Mime qui est le meilleur forgeron qui soit (c'est lui qui a fabriqué le Heaume magique), est incapable d'en recoller les morceaux.
Toutes ses tentatives de rafistolage ont jusqu'ici connu un échec cuisant.
Siegfried part en promenade en forêt promettant les pires sévices à Mime s'il ne retrouve pas l'épée paternelle à son retour.

Mime sort les morceaux de l'épée de leur cachette et se morfond de ne pas savoir faire quand il entend frapper à sa porte.
Un voyageur (Wanderer) s'annonce que Mime reçoit fraîchement et auquel il intime même l'ordre de déguerpir.
Le voyageur met Mime au défi : il répondra à trois questions et offre sa vie en échange de l'hospitalité.
Mime accepte et pose trois questions auxquelles répond aisément le Voyageur qui montre ainsi être Wotan.
Le Voyageur/Wotan raille Mime qui n'a pas pensé à poser des questions dont il ne connaissait pas la réponse et lui impose la même épreuve.
Mime répond aux deux premières questions mais la troisième le laisse sans voix : comment s'y prendre pour forger une nouvelle épée ?
Wotan quitte Mime lui annonçant qu'il paiera de sa vie son ignorance.

Retour de Siegfried qui trouve Mime décomposé par la rencontre précédente et n'ayant pas réparé l'épée.
Il finit par l'écarter et, se mettant aux fourneaux, il réduit les morceaux de l'épée en limaille et forge une nouvelle épée.
C'était la seule solution à laquelle n'avait pas pensé le forgeron.
Mime voyant que Siegfried est en passe de retrouver l'épée de son père, se prépare à l'accompagner à la chasse au dragon.
Pendant que Siegfried finit de tremper la nouvelle lame, il prépare un poison qu'il destine à Siegfried une fois que celui-ci aura récupéré l'Anneau.
Siegfried arbore sa nouvelle épée et se met aussitôt en quête du dragon qui doit lui apprendre la peur, suivi par Mime.

Deuxième acte.
Wotan et Alberich, le dieu noir et le nain blanc, se retrouvent aux abords de la grotte que garde Fafner, transformé en dragon par la magie du Tarnhelm.
Wotan reconnaît voir sa fin approcher et défie Alberich de récupérer l'Anneau.
Un peu plus loin Alberich rencontre Mime à la poursuite de Siegfried.
Mime défie à son tour Alberich et l'assure qu'il mettra la main sur le trésor, dût-il utiliser le poison pour cela.

Cette conversation est entendue par un oiseau qui s'envole à la rencontre de Siegfried et, tentant de le prévenir, le mène par son chant aux abords de l'antre du dragon.
Essayant d'imiter ce chant auquel il n'entend rien, Siegfried taille un roseau dont il produit des sons discordants qui tirent Fafner du sommeil dans lequel il est plongé.
Le dragon se moque de Siegfried qui le défie et, le combat engagé, l'épée trouve le coeur du dragon qu'elle transperce.
Dans un dernier souffle, Fafner reconnaît Siegfried et lui conte son histoire ainsi que celle de l'Anneau, lui annonçant que celui qui l'a poussé à ce meurtre va le trahir à son tour pour se saisir de l'Or.
Le dernier des dragons, dernier des géants, rend ainsi l'âme.
Siegfried, retirant son épée du corps du géant est éclaboussé de son sang qui lui brûle la main.
Il porte la main à sa bouche et, goûtant le sang du dragon, Siegfried réalise qu'il comprend désormais les animaux de la forêt.
L'oiseau qui l'avait guidé jusqu'à l'antre du dragon lui signale l'importance de l'Anneau et du Heaume magique desquels il s'empare.
L'oiseau annonce aussi à Siegfried que Mime a l'intention de s'emparer du trésor et de l'empoisonner.

Mime arrive sur les lieux du crime, félicite son pupille de sa victoire et lui propose un toast.
Siegfried qui a reçu le don des langues, n'entend pas ce que Mime veut lui dire. Il entend ce que Mime pense et veut.
Il l'accuse donc de vouloir le tuer.
Le nain, confondu, reconnaît n'avoir élevé le garçon que pour ce moment et qu'il est prêt à l'empoisonner pour récupérer l'Anneau et le Heaume.
Cet aveu lui vaut la mort par l'épée.
Rires d'Alberich témoin lointain de la scène.
L'oiseau félicite Siegfried et lui demande de le suivre jusqu'au rocher où il devra délivrer une belle.

Troisième acte.
Wotan force Erda à interrompre son rêve.
Il veut (et espère) qu'elle lui dise une dernière fois qu'il n'y a pas d'autre solution que la mort des dieux.
Erda s'éveille irritée et lui dit qu'elle a fait ce qu'elle pouvait afin de contrarier le sort, lui donnant une fille Brünnhilde destinée à le conseiller.
Wotan apprend à Erda qu'il a puni Brünnhilde pour avoir voulu désobéir à sa volonté.
Erda confirme alors à Wotan que ses autres filles, les trois nornes qui tissent le fil du temps, ont bien vu la fin prochaine des dieux.
Wotan rend Erda à son sommeil : "Va et rêve ma mort que j'appelle de mes voeux désormais".

Quelques pas plus loin, au pied du rocher où se trouve Brünnhilde endormie, Siegfried et Wotan se retrouvent face à face.
Wotan refuse le passage et Siegfried le bouscule, refusant de s'excuser : qui a affronté victorieux le dragon ne va pas s'encombrer de politesse avec un vieil homme qui lui rappelle le nain malicieux dont il vient de s'affranchir et dont il lui promet de partager le sort.
Wotan, dans une dernière colère divine se dévoile et, montrant sa Lance, apprend à Siegfried que c'est l'arme qui a brisé l'épée qu'il tient et tué son père.
Siegfried se jette sur Wotan ; la lame de l'épée brise la Lance sacrée.
Le dieu s'enfuit sans demander son reste.

A l'approche de Siegfried, les flammes qui protègent le rocher s'apaisent et le laissent passer.
Siegfried découvre l'endormie qu'il délivre de son sommeil par un baiser.
Brünnhilde apprend ainsi que sa prédiction s'est réalisée et tombe dans les bras de son sauveur.
Le deuxième jour se clôt par le chant de Siegfried et Brünnhilde qui se promettent amour et fidélité éternels.
LienModuler

Götterdämmerung [22e mar. 2008|06:04 pm]
RacReciR
[Ecoute |Wagner - Götterdämmerung - Furtwangler alla Scala di Milano, 1950, live]

Tour de BabelLe Crépuscule des Dieux.

La troisième et dernière journée reprend au lendemain de celle qui vient de s'achever.
La première scène montre les trois nornes, filles d'Erda, en train de tisser l'écheveau du temps.
Le Frêne du Monde qui leur servait de métier à tisser avait jadis été mortellement blessé par Wotan qui avait brisé une branche pour en faire sa Lance.
Il vient d'être abattu par le dieu qui en a fait du petit bois.
Les nornes sont donc contraintes d'utiliser des pierres pour dénouer l'enchevêtrement des fils.
La corde se rompt usée par la pierre au moment où les nornes voient l'Anneau qui tresse haine et angoisse.
"La Science est à son terme. Par nous plus jamais d'Oracle. Retournons à notre mère".

Nous retrouvons Siegfried et Brünnhilde au rocher.
Siegfried veut annoncer son amour au monde entier.
Il laisse donc Brünnhilde pour un temps, sous la protection des flammes infranchissables de Loge.
Avant de le laisser partir, Brünnhilde l'enduit d'un onguent d'invincibilité.
Grande scène d'au revoir où les amants se promettent amour et fidélité.
Le dialogue est un miroir de la scène d'amour du deuxième acte de Tristan.
- B: Es-tu donc Siegfried et Brunnhilde ?
- S: Où je suis nous sommes ensemble.
- B: Alors vide est mon rocher ?
- S: Unis nous restons.

Départ du héros qui donne l'Anneau à Brünnhilde en gage d'Amour éternel.
Remontée du Rhin (dont est issu l'Or) au bout duquel se trouve un château où l'attendent le seigneur Gunther, sa soeur Gutrune et Hagen leur fidèle conseiller qui est, accessoirement, le fils d'Alberich.
Les derniers fruits sont murs et peuvent maintenant être cueillis.

Hagen a appris la mort de Fafner par son père et sait que Siegfried se dirige vers le château en toute innocence (il faut reconnaître que le garçon est un peu benêt).
Il conte l'histoire du héros à Gunther et lui fait miroiter la possibilité d'un parti avantageux pour Gutrune.
La condition est que celle-ci prépare un filtre d'amour pour faire oublier Brünnhilde à Siegfried.
Arrivée du héros qui est reçu et convié à partager le verre de l'amitié.
Il boit donc le filtre préparé par Gutrune, perd la mémoire et tombe amoureux de celle-ci qu'il demande aussitôt en mariage à son frère.
Gunther la lui concède en échange de l'Anneau détenu par Brünnhilde.
Protégée par les flammes que ne peut affronter Gunther, Siegfried accepte de l'accompagner pour conquérir l'Anneau.

De retour donc au rocher.
Les flammes annoncent à Brünnhilde un visiteur.
Elle se réjouit du retour de Siegfried mais c'est Waltraute, sa soeur Walkyrie qui s'annonce.
Celle-ci lui raconte les déboires de Wotan revenu au Walhalla avec sa Lance brisée.
Il a chassé tous les héros du Walhalla, abattu le Frêne du Monde et fait amasser son bois autour du château comme un bûcher funéraire.
Ses corbeaux font le tour du monde attendant l'annonce de la fin.
Il est depuis prostré sur son trône, refusant les pommes de Freia et attend la mort en murmurant : "Si seulement Brünnhilde rendait l'Anneau alors les dieux seraient sauvés".
Waltraute conjure donc sa soeur de jeter l'Anneau dans le Rhin pour le rendre aux nymphes et mettre un terme à la malédiction, sauvant leur père et le Walhalla.
Brünnhilde s'indigne que sa soeur veuille lui prendre le gage d'amour que lui a donné Siegfried et lui signifie une fin de non recevoir.
Tombe en ruines, Walhalla !
Waltraute quitte le rocher désespérée.

A peine partie, les flammes signalent l'arrivée de Siegfried à Brunnhilde.
Mais c'est sous les traits de Gunther qu'il lui apparaît (grâce à la magie du Tarnhelm) et lui réclame sa main et l'Anneau au nom de Gunther.
Prenant son épée à témoin de sa loyauté envers son ami, il reprend son Anneau et remet Brünnhilde à Gunther qui l'attend à l'abri des flammes.
Retour au château.

Deuxième Acte.
A la nuit tombée, Alberich retrouve son fils Hagen.
Le père et le fils récapitulent les trois jours qui viennent de s'écouler.
Hagen promet d'accomplir sa vengeance.

Retour de Gunther, Brunnhilde et Siegfried sous les vivats de la foule en délire.
Gutrune se jette au cou de son promis Siegfried qui l'enlace à son tour.
Brünnhilde folle de rage aperçoit alors l'Anneau au doigt de Siegfried et, réalisant avoir été dupée, dénonce la double trahison à la cantonnade.
Dans un accès de colère elle réclame qu'un Champion prenne sa défense.
Hagen propose alors sa lance à Brünnhilde qui jure sur son fer de venger la trahison.
Siegfried se contente d'affirmer que l'Anneau est sien puisqu'il l'a pris au dragon et quitte la scène.
C'est dans la conversation qui suit que Brünnhilde apprend à Hagen que Siegfried est invicible sauf s'il est frappé au dos qu'il n'a jamais tourné à personne.
Gunther se laisse rapidement convaincre que Siegfried est un parjure (alors qu'il lui fait volontairement administrer le filtre de Gutrune) et, pour laver l'affront public, consent à sa mort.

Troisième acte.
Partie de chasse à l'initiative de Hagen qui a convié Siegfried tout content de s'éloigner du château.
Devant les berges du Rhin, Siegfried rencontre les nymphes qui s'ébattent.
Celles-ci le taquinent et tentent de le convaincre de leur donner l'Anneau (dont il ignore la provenance).
Elles le mettent en garde contre les pouvoirs de l'Anneau et lui prédisent une mort certaine avant le coucher du soleil.
Siegfried qui s'apprêtait à le leur remettre entend la prédiction comme une menace et le remet à son doigt.
Dans leur adieu, les nymphes lui annoncent que sa femme leur rendra l'Anneau dans la journée.

Siegfried retrouve alors les autres chasseurs qui lui demandent de leur conter comment il a terrassé le dragon.
Celui-ci s'exécute et, arrivé à l'épisode de l'oiseau qui le mène au rocher de Brünnhilde, la mémoire de son Amour commence à lui revenir et il raconte la scène où il éveille sa bien-aimée.
Hagen jette alors à ses pieds des corbeaux morts lui demandant s'il entend leur voix et, pendant que Siegfried lui tourne le dos, il le transperce de sa lance : "j'ai vengé le parjure".
Agonie et mort de Siegfried qui chante une dernière fois son Amour éternel pour Brünnhilde.

Retour au château où les trompettes annoncent la fin de la chasse.
Hagen arrive triomphant et demande à Brünnhilde et Gutrune de venir contempler les trophées.
Les chasseurs arrivent rapidement portant le corps de Siegfried sur une civière.
Hagen se vante d'avoir vengé l'honneur de la famille ainsi que celui de Brünnhilde.
Gunther réclame alors la propriété de l'Anneau ce qui entraîne une dispute avec Hagen qui le tue et s'approche du cadavre de Siegfried pour saisir l'Anneau.
Le cadavre de Siegfried lève alors la main indiquant son refus ce qui remplit Hagen d'effroi.

Brünnhilde a fini par comprendre qu'elle a été trahie par Gunther et Hagen et que Siegfried ne lui a jamais été infidèle.
Elle ordonne qu'un bûcher soit dressé sur lequel elle fait disposer le corps du héros.
Après avoir allumé le bûcher, elle convoque les corbeaux de Wotan et les somme d'aller porter la nouvelle tant attendue au Père.
Elle demande à Loge de suivre les corbeaux et d'accomplir son devoir et, remettant l'Anneau à son doigt, implore les filles du Rhin de venir le récupérer dans les cendres du bûcher avant de se jeter au feu avec son cheval.

Grand brasier.
Le bûcher consume les amants enfin réunis.
Au loin les flammes dévorent le Walhalla et les dieux.
Les filles du Rhin sortent de l'eau et s'emparent de l'Anneau.
Elles emportent sous l'eau Hagen qui tentait de les en empêcher.

Alles was ist, endet.
Tout ce qui est, finit.

Fin du Ring.
LienModuler

navigation
[ viewing | 22e mars 2008 ]
[ go | Journée précédente|Journée suivante ]