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le 21 juin 2008 - Quaerendo Invenietis — LiveJournal [entries|archive|friends|userinfo]
RacReciR

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21e juin 2008

Circulez, y a rien à voir ! [21e juin. 2008|09:34 pm]
RacReciR
Rien à voir !Vieille réflexion ravivée au hasard des enseignements.
Parmi les innombrables élucubrations que j'échafaude en permanence au sujet de tout et surtout de n'importe quoi, figure une vision "paresseuse" de la construction de l'univers.
Le paresseux que je suis reconnais, de façon fugace, certains modes d'agencement et d'architecture propres à sa propre nature : réutiliser au maximum (faire feu de tout bois).
Je pratique ainsi
depuis ma tendre enfance un "développement durable" (ce qui est du dernier chic) dont le recyclage est la pierre de touche.
C'est ainsi que je recycle et réutilise le moindre atome d'idée que je pourrais avoir jamais abrité, tant dans le souci d'économiser mes propres ressources (la paresse dont je suis affligé) que, dans un raisonnement généreusement étendu au reste du monde, celui d'économiser les ressources de la planète.

Je continue aussi à m'extasier que Dame Nature eût trouvé moyen de créer l'ensemble de la biodiversité à partir d'une usine qui, se nourissant  de 4 acides aminés, les combine tels un gigantesque Lego © et laisse émerger en sortie, au choix : un virus, une algue, un mollusque, un cèdre millénaire, un dinosaure, un rat ou un humain...
Tout le vivant étant réduit aux myriades de combinaisons de ces 4 acides aminés qui forment l'ADN : adénine (notée A), thymine (notée T), cytosine (notée C) et guanine (notée G).
L'Architecture de Dame Nature est du reste tout ce qu'il y a d'écologique et durable puisque l'usine est alimentée par une gigantesque centrale thermonucléaire en fusion : le soleil.
La photosynthèse qui initialise l'émergence du monde végétal alimente ensuite le règne animal qui s'en nourrit et la transmute avant d'être recyclé en éléments de photosynthèse.


C'est cependant un autre élément, que je trouve connexe à la théorie de la topologie torique de l'univers, qui a attiré mon attention ces derniers jours et provoqué le rappel.
Une phrase (reprise dans une question orale) de la Prière Royale, transmise par ChépaDorje Rinpoche cette semaine : "sur chaque particule se tiennent autant de bouddhas que l'univers compte de particules, chacun assis parmi tous ses fils."
CDR ajoutant en riant, "C'est une observation effectuée il y a plus de 2500 ans par le bouddha Shakyamouni puis 500 plus tard par Nagarjuna sans l'aide d'un quelconque instrument. Par la vision pure. Nos scientifiques n'en sont pas encore là mais dans 500 ans si leurs instruments leur ont alors permis de s'en rendre compte, il n'auront finalement pas réalisé de si grands progrès en plus de 3000 ans !"


Je m'étais jadis interrogé au cours d'une longue série de questions "Et si..." que j'affectionne tant et qui m'avait séduite parce que représentant la quintessence de la paresse, "Et si l'infiniment grand et l'infiniment petit se rejoignaient dans une construction circulaire de l'univers ?".
La représentation qui émergerait de chaque atome, selon le prisme utilisé pour le (perce)voir, serait celle d'un univers (si l'on va aux deux infinis) ou d'un quelconque élément participant à l'émergence d'un objet que l'on se hâterait de saisir.
Je n'imagine pas de bonne raison pour que la nature disperse son énergie à créer une infinité de réifications (de niveaux d'observation) toujours différentes les unes des autres alors qu'il suffit de reboucler subrepticement le plus grand sur le plus petit (grand et petit étant arbitraires et je n'ai aucune idée de la nature de cet arbitraire) sachant que les magnitudes d'énergie en jeu sont telles qu'il est impossible d'utiliser les mêmes instruments de mesure ou même la même physique pour appréhender cet infiniment grand et cet infiniment petit : le satellite Hubble d'un côté et l'anneau à particules du CERN de l'autre.
Ni vu, ni connu.
Une boucle qui crée l'illusion.

Je me (re)trouve, ici, saisi entre deux niveaux d'interprétation.
Il eût été souhaitable de préciser l'un et l'autre dans un louable souci de respecter la forme mais les mots perdent leur sens commun et la manoeuvre est impossible.

Il faut imaginer un observateur se projetant dans la matière à partir des confins de l'univers, réduisant son champ de vision tout en augmentant sa définition au fur et à mesure de la plongée (le voyage inverse est tout aussi dépaysant).
Arrivé au niveau moléculaire, c'est un univers entier qui apparaît et, pour l'essentiel, demeure inconnu.
Il n'y a aucune raison que cet univers soit le nôtre.
Les Textes évoquent le trichliocosme : cent fois dix millions de mondes différents !
Quel observateur pourrait-il, partant d'un univers et arrivant dans un autre, rester suffisamment averti (et alerte) pour réaliser qu'il n'a jamais bougé d'un pouce et qu'il n'a fait qu'un tour, une boucle de plus ?
Il y en a tant qu'on finit par ne plus s'en rendre compte, voyant du neuf là où il n'y a que du recyclé.
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