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Eurêka ! - Quaerendo Invenietis [entries|archive|friends|userinfo]
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[sticky post] Eurêka ! [26e avr. 2010|12:34 am]
RacReciR
[Humeur |contemplativecontemplatif]
[Ecoute |silence]

Je me prosterne devant l'Esprit éveillé de mon Maître, uni à Samanthabadra, le Bouddha originel .

J'ai compris l'enseignement de Garab Dorje (les 3 mots qui frappent, et comment !) il y a quelques minutes, relisant le commentaire de Patrul Rinpoché (que j'avais pourtant lu moult fois. Comme quoi, le mûrissement prend un certain temps pour se faire).
1- être présenté à l'état naturel
2- acquérir la certitude de cet état
3- demeurer dans cet état (en permanence), confiant dans l'auto-libération.

En fait, quand on est présenté à l'EN, c'est comme si l'on lançait un câble vers l'au-delà. Pas le paradis, ad patres ou quelque autre Champs Elysées mais vers le dharmakaya.
Une fois installé dans cet état (qui n'en est pas un), les phénomènes peuvent advenir et se libérer sans poser de problème (il n'y a pas de sujet) : le câble est fermement arrimé au dharmakaya et constitue une "masse" qui dissout (auto-libère) tous les phénomènes.
Si le yogi maintient cette "méditation" (qui n'en est pas une puisque c'est juste la reconnaissance de l'EN où il n'y a rien à faire) en continuité (c'est ce que veut dire tantra : continuité), 24h/24, alors la boîte à malice - la base de tout - finit par se vider (elle se dissout dans le dharmakaya).

Le problème est que le yogi débutant est incapable de maintenir cette vigilance 24h/24.
Tant qu'il n'a pas compris l'objectif de continuité, il va "pratiquer" par intermittence et, forcément, le "câble" est régulièrement rompu.
Une fois rompu, le karma s'accumule à nouveau - puisque la "méditation" n'est plus reliée à la "masse" du dharmakaya - jusqu'à la prochaine accroche.

Je fais l'hypothèse, au point où j'en suis, qu'avec une certaine pratique régulière (un nombre d'heures de vol) et, surtout, cette compréhension de l'objectif final, objet du 2è point de l'enseignement de Garab Dorjé, la "méditation" finit un moment par bootstrapper (s'amorcer en bon français). C'est-à-dire que le samboghakaya, le déploiement du dharmakaya, son jeu, se développe tout en gardant automatiquement et simultanément le câble bien arrimé au dharmakaya. C'est la deuxième vision de Thögal.
Quoi qu'il advienne, à partir de ce moment (qui est bien posé dans le temps du pratiquant), les phénomènes s'élèvent et se dissolvent dans la sphère unique sans qu'il n'y ait volonté de maintenir la vigilance.
C'est ce que CDR expliquait en disant "le rappel est mangé par rigpa". La troisième vision.
Quand ce dernier repas - la Cène - advient, il n'y a plus rien à faire (de chez rien à faire).
Selon la qualité du yogi (son karma), la base de tout se dissout instantanément (éveil subit, tout va à la masse intantanément) ou met un certain temps (pouvant aller jusqu'à sa mort et même au-delà).
Jusqu'à l'extinction des phénomènes. La quatrième vision de Thögal.

Ce qui est certain, c'est qu'une fois la certitude de cette compréhension installée, la suite n'est plus qu'une question de temps.
Il ne viendrait pas à l'idée du plus grand imbécile, fût-il dans le bardo de la mort, de ne pas lancer la corde "au-delà", d'attendre qu'elle soit fermement attachée puis, à la force du poignet (celui qui égrène le mala) passer dans le miroir, devenir le miroir.
C'est tellement simple à réaliser que c'en est à pleurer tant c'est difficile.

Puissent tous les êtres réaliser ces 3 points et se libérer dans le dharmakaya.
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