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Circulez, il n’y a rien à voir ! - Quaerendo Invenietis [entries|archive|friends|userinfo]
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Circulez, il n’y a rien à voir ! [9e déc. 2013|10:58 pm]
RacReciR
Je ne sais plus de quoi je voulais parler. Ou plutôt, il y a tellement de choses dont je voudrais vous entretenir.
Tout cela tourne autour de l’idée que tout ce que nous vivons, toutes les personnes que nous côtoyons ne sont faits que de l’étoffe des rêves. Que rien de tout cela n’existe réellement. Cela apparaît certes, mais c’est un tour de magie généralisé. Nous imputons des noms et des intentions à un déroulé d’événements qui sont certes liés mais qui ne recèlent aucun sens intrinsèque. Juste une succession de liens de causes à effets qui, si on regarde bien, sont tous aussi dépourvus de sens les uns que les autres.
Il n’en demeure pas moins que c’est ce théâtre qui anime la réalité que nous percevons. Nous baignons dans un rêve en permanence. Il nous arrive même de dormir dans ce rêve. J’en connais même qui rêvent qu’ils sont endormis dans leur rêve et font un rêve dans le rêve. Une vraie cascade d’illusion. Alors, forcément, à un niveau ou l’autre on y croit.
Il m’arrive régulièrement d’oublier que je suis dans un rêve et m’endormir profondément. Vivre des  situations imaginaires et oublier que rien n’existe vraiment.
Le problème n’est pas dans le rêve. Il est dans le rêveur. Celui qui imagine qu’il rêve et que les événements qui s’y déroulent ont une signification particulière. Liée à sa personne.
S’il réfléchissait un peu, il réaliserait que le rêveur est exactement de la même nature que le rêve qu’il produit. Pas plus d’existence. Nada.
C’est donc la pensée originelle, celle qui associe un corps (de façon grossière) avec un sous-sous-…sous-produit de ce corps, la pensée. Et la pensée qui domine tout est « je ». Le truc qui colle au corps et qui tient tellement à se rassurer. Si le corps existe, alors le « je » a de bonnes raisons de croire qu’il existe aussi.  Vous voyez bien qu’il y a là un raisonnement circulaire. Je te tiens, tu me tiens...
S’il y avait quelqu’un de l’autre côté de l’écran, qu’il ne m’en veuille pas. Je me parlais à moi-même. Une façon de me rassurer sans doute. Circulez, il n’y a rien à voir !

Puissiez-vous réaliser que vous n'avez pas plus d'existence que ces mots. Des poussières d'étoile. Le rêve d'un rêve d'un rêve par quelqu'un qui a perdu conscience du simple fait qu'il dort. Ne faites confiance à rien ni personne. Pas avant d'avoir remis le rêve en questions. Avec persévérance.
Une fois réveillé, c'est une autre histoire. Il faut rester éveillé dans tous les compartiments du rêve... une fois sorti du trou noir qui y mène. Ce sont de vrais trous-noirs, ceux que les astronomes observent dans leurs télescopes. Ils abritent des univers tout aussi réels que le nôtre mais qui seront à tout jamais inaccessibles à la matière. Seul le rêveur y pénètre au prix d'une perte de conscience. Il importe que ce moment soit le plus bref possible... ce qui est rigolo dans un contexte où le temps et l'espace n'ont pas d'existence au sens quantique du terme. Juste des constructions mentales.
La pensée vous dis-je, c'est que qui pollue l'univers et nous en avons à en revendre.
N'y pensons plus.
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