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Transposition - Quaerendo Invenietis [entries|archive|friends|userinfo]
RacReciR

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Transposition [18e avr. 2006|11:32 am]
RacReciR
[Humeur |busybusy]
[Ecoute |Bach - transposition Prélude Do# en Do]

clavier bien tempéré

J'ai effectué mes premières transpositions aujourd'hui.
Non, non, ne vous enfuyez pas ! Ce n'est pas une expérience mystique, c'est juste de la musique.
Le prélude en Do# de Bach que j'ai transposé en Do Majeur.
Et celui en Do transposé en Do# (comment ça je tourne en rond ?!) .

Il y a un demi-ton entre ces deux tonalités.
En Do# Majeur, il y a 7 dièses à la clef, les 7 dièses d'une octave.
Tout est décalé d'un demi-ton, une touche vers la droite, par rapport au Do Majeur (la gamme naturelle où il n' y a aucune noire).
Là où il y avait une blanche c'est une noire, à deux exceptions près, où sur le clavier il n'y a pas de touche noire entre deux blanches : Mi-Fa et Si-Do.
Le Mi# se joue décalé d'une touche vers la droite, Fa et le Si# se joue Do.
Pour revenir en Do Majeur, il faut tout décaler d'une touche vers la gauche.

Une touche à droite pour passer de Do à Do# et une à gauche pour passer de Do# à Do.
Si je ne compte par les erreurs (innombrables) et le rythme si on peut appeler ça rythme, je peux dire que j'ai réussi à lire et tout transposer en direct.
Cahotique.

Je testais la logique de la transcription.
Inhiber tous les réflexes induits par l'apprentissage de ces deux  préludes (des centaines de répétitions) et tout décaler, en direct ou presque, d'un demi-ton vers la gauche ou vers la droite.
Re-découvrir les gestes.
Ce sont les mêmes en Do# ou en Do. Adaptés.
Le son est, quand à lui semblable mais différent.

Je n'ai pas perdu la partition des yeux une seule seconde.
C'est d'ailleurs là la source d'un certain nombre d'erreurs.
Je n'utilise pas encore ma vue verticale correctement et cela nuit au déchiffrage.

Circonstance exténuante, je traîne une bronchite qui s'est transformée en rhino-je-ne-sais quoi depuis plus de deux semaines.
La seconde cette saison.
Très handicapant, cognitivement.
J'ai, à cette occasion, découvert l'intérêt de jouer du piano avec des boules quiès.
Les découvertes sont souvent le fruit du hasard.
Je suis en effet accompagné d'acouphènes depuis une vingtaine d'années et en temps de rhume, les oreilles sont sensibles au bruit et les acouphènes s'en donnent à coeur joie.
Etant en vacances cette semaine, il n'était pas question de ne pas jouer du piano. Rhume ou pas.

D'où les boules quiès.
Je pense les adopter.
Je me suis libéré d'une tension.
En réalisant que je me retenais systématiquement jusqu'ici.
Ayant peur (à juste titre) d'avoir mal aux oreilles en jouant piano-forte.
Avec des boules de cire dans les oreilles, je ne risque plus d'avoir mal.
La relation tactile avec le clavier est, par ailleurs, augmentée ce qui crée de nouvelles sensations qui compensent largement la diminution de l'audition.

Les boules que je visualise pour chaque voix ont juste une autre teinte, plus diaphane, mais leur modulation est identique.
La fausse note est toujours aussi fausse mais elle ne me fait plus mal à l'oreille.
Je peux donc corriger les erreurs sans y associer de sentiment négatif.
Même pas mal !

Je comprends aussi mieux le choix inconscient du clavicorde.
Pas de risque d'avoir vraiment mal mais on peut y être mordu ou tomber à plat à la moindre incartade.
Une réelle exigence au toucher !
Il s'agit maintenant d'y mettre bon ordre.
Un chantier supplémentaire en perspective.
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