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Game Boy - Quaerendo Invenietis [entries|archive|friends|userinfo]
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Game Boy [16e juil. 2006|10:42 pm]
RacReciR
Vous savez, c'est cette console de jeux.
Portable, une bonne autonomie et beaucoup de jeux passionnants.
Les plus prisés sont les shoot-them-all (descendez-les tous en bon Français).
Il y a donc tout une génération qui a passé sa jeunesse à jouer de la Game Boy.
Pour eux, l'ennemi est un paquet de pixels, éventuellement mobile, qu'il faut descendre avec toute la panoplie des armes disponibles.
Il ya 20 ans, à l'apparition de ce jeux, les armes utilisées étaient le fusil-mitrailleur et le mortier. Parfois des chars d'assaut.
En quelques décennies, les technologies ont sigulièrement évolué.
Le moindre quidam a accès à la carte détaillée de la planète entière.
Libre d'accès sur Internet.
Les jeux donc devenus plus réalistes.
Et les bombes de vrais ordinateurs.
Un PC bourré de tonnes d'explosifs reliés à des processeurs et des capteurs, capables de se diriger par GPS sur une carte pour viser la cible.
Il suffit de la lâcher à bonne altitude.
D'un clic  de souris.
Clic.
C'est donc un jeu virtuel auquel s'adonnent les militaires.
Bien en sécurité dans leurs avions, à des altitudes respectables, l'ordinateur qui fait "bip, tu peux appuyer" et le doigt qui appuie sur le bouton.
Pareil qu'un jeu.
Trop haut pour voir les hommes en train de mourir.
Et de l'autre côté des arbalètes.
David contre Goliath.
Injustement. Le fait du plus fort.
Sous couvert du droit. A coups de bombes de 500 kg d'explosif.
Tirés à 5000 mètres d'altitude.
Ca rase un immeuble de 9 étages. Il ne reste que des poussières.
Ils ont beaucoup plus gros.
Imaginez que cela se passe à Paris. Imaginez simplement pareil bombardement sur Paris. Des quartiers rasés en quelques secondes. L'idée même de l'écrire est insupportable.
C'est pourtant ce qui est en train de se passer. Cette ville s'appelle Beyrouth et c'est maintenant que ça se passe.
Pensez à ceux qui sont morts depuis le début de ce texte.
A l'heure où j'écris, l'aéroport à été rasé par un bombardement continu. Toute la structure est parterre. La tour de contrôle, les halls, les pistes. Tout. Il ne sera sans doute pas possible d'acheminer une aide internationale par voix aérienne pendant longtemps.
Les voix terrrestres sont détruites.
Reste la méditerrrannée.
Cela augure un désastre humanitaire sans précédent dans cette région du monde.
Comparable à l'Afrique sub-saharienne.
Porté en direct à la connaissance du Monde.
Il y a 4 millions de personnes qui sont directement concernées par l'attaque du Liban.
C'est à 3000 Km de Paris.
4 heures d'avion.
Qu'attendent tous nos grands intellectuels pour condamner la situation ?
En vacances, à la plage ?
Pas à Beyrouth j'espère. Il y a depuis quelques jours d'énormes méduses qui rendent les baignades très désagréables.
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